Un ours a été abattu par balles en Ariège, l’État va porter plainte

Un ours a été retrouvé tué par balles, mardi 9 juin, en Ariège, a indiqué Elisabeth Borne. « L’Etat va porter plainte, » a écrit la ministre de la Transition écologique sur Twitter.

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Un ours, qui vivait sur les hauteurs du village d’Aulus-les-Bains (Ariège). L’espèce est protégée, le ministère de l’Environnement porte plainte et la justice est saisie. « J’ai immédiatement ouvert une enquête confiée à la brigade des recherches de gendarmerie de Saint-Girons sur cette infraction, qui est une infraction punie par le Code de l’environnement« , explique Laurent Dumaine, procureur de la République de Foix.

« Un ours a été découvert aujourd’hui en Ariège, abattu par balles, a indiqué la ministre de la Transition écologique sur Twitter. L’ours est une espèce protégée, cet acte est illégal et profondément condamnable. La préfète s’est rendue sur place. L’Etat va porter plainte », a écrit la ministre.

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La victime gisait dans une zone de haute montagne, sur la commune d’Aulus-les-Bains, près de la station de ski de Guzet et une enquête a été ouverte par le procureur de Foix, selon la préfecture.

« Personne n’a le droit de supprimer un ours dans les Pyrénées, c’est inconcevable. C’est une espèce protégée », a réagi Alain Reynes, directeur de l’association Pays de l’ours, qui défend la présence de l’espèce dans les Pyrénées.

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« Bien entendu, (nous) les associations allons également déposer plainte et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver les responsables et les faire condamner », a ajouté cette figure du mouvement pro-ours interrogée par l’AFP.

Une population en hausse, mais une survie pas assurée

Le nombre de ces animaux dans les Pyrénées atteint désormais les 50 individus, selon les autorités, un niveau qui n’assure toutefois pas la survie de l’espèce.

La France avait adopté un « plan ours » pour 2018-2028 prévoyant des lâchers pour renforcer la population dans les Pyrénées, mais il avait été enterré par le gouvernement quelques mois à peine après sa mise en place, après des manifestations d’éleveurs.

Début avril, c’est le cadavre de Cachou, un mâle de cinq ans, qui avait été retrouvé dans le Val d’Aran, sur le versant espagnol. Les autorités locales n’ont toujours pas officialisé les résultats de l’autopsie.

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