Un propriétaire expulse des squatteurs, ils portent plainte, l’homme finisse en garde à vue

Pour tenter de récupérer sa maison à Bondy en Seine-Saint-Denis, occupée par une femme et son enfant munis d’un faux bail, le propriétaire a tenté d’intimider l’occupante indésirable. Il a été placé en garde à vue.

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La jeune femme et son enfant se sont installés dans une demeure de Bondy en Seine-Saint-Denis, sans l’autorisation du propriétaire. La serrure avait même été changée. Le propriétaire des lieux n’était pas au courant.

Après que des voisins vigilants ont informé le propriétaire d’un pavillon à Bondy (Seine-Saint-Denis) qu’il avait été squatté, l’homme a dépêche une équipe de gros bras pour le récupérer. Il s’est retrouvé en garde à vue avec son fils. L’occupante indésirable n’a pas été revue depuis, relate Le Parisien.

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Alerté par les voisins

Alors que le logement est proposé à la location dans une agence, les voisins remarquent des personnes dans le jardin lundi 2 novembre 2020, vers minuit. Ils préviennent le propriétaire pensant que de nouveaux voisins viennent de s’installer.

Mais le fils du propriétaire ne comprend pas puisque la maison de son père est toujours proposée à la location et l’agence lui affirme qu’elle n’a signé aucun bail.

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L’intervention d’hommes cagoulés

« Un ami nous dit que ce sont des procédures qui durent des années », a signalé le fils. «L’ami» leur propose une solution musclée et vendredi soir plusieurs hommes cagoulés passent aux actes. « Je les ai vus soulever la Clio de la femme pour la déplacer. Elle est montée dedans avec son enfant et elle est partie », relate un témoin au journal.

La jeune femme est bientôt de retour, un bras en écharpe et un hématome au visage. Elle est accompagnée de trois hommes et accuse le père et son fils de l’avoir frappée et d’avoir poussé son enfant dans les escaliers, ce qui est faux selon le fils. « Quand je l’ai croisée, elle n’avait pas de traces de coups. En revanche, elle était amochée quand elle est revenue »,

Le propriétaire et son fils sont placés en garde à vue pour 48 heures pour coups et blessures en réunion et vol au préjudice de la squatteuse.

Un faux bail présenté

La police se rend au domicile en question et elle ne trouve rien d’anormal car la personne qui occupe le logement et qui leur a ouvert la porte leur a présenté un bail signé. Or il s’agit d’un faux document.

Le propriétaire et son fils attendent donc que leur démarche aboutisse. Mais dès le jeudi 5 novembre, les voisins les contactent pour leur signaler que des camions de déménagement sont en train de déposer des meubles et ils sont transportés dans la maison.

Après quelques informations glanées çà-et-là, la procédure légale semble trop longue pour le propriétaire, il a besoin de louer le logement et donc que la personne qui l’occupe le quitte.

La jeune femme porte plainte

Après avoir brièvement quitté les lieux avec son enfant, la jeune femme revient avec un hématome au visage. Accompagnée de trois hommes, elle accuse alors les propriétaires de l’avoir frappée. Elle porte plainte. Une version contestée par le fils et le propriétaire du pavillon en question.

Ils sont tous les deux placés en garde à vue pendant 48h pour « coups et blessures » au préjudice de cette squatteuse. Selon Le Parisienle bail présenté par la plaignante était faux. Cette dernière aurait payé la caution en liquide, ainsi qu’un loyer de 1000 euros pour cette maison.

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