Une commerçante de 24 ans en détresse financière à cause du confinement met fin à ses jours

Alysson Jadin, jeune coiffeuse de la rue Saint-Gilles, en Belgique, est décédée. Cette barbière de 24 ans venait d’ouvrir son salon au mois d’août dernier et faisait face à d’importantes difficultés financières à cause de la crise sanitaire. Elle a mis fin à ses jours.

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Alysson avait seulement 24 ans. Ce lundi, cette jeune Liégeoise a décidé de mettre fin à ses jours, acculée par une crise sanitaire qui l’empêchait de vivre son rêve. Ce rêve, c’était son salon de coiffure, ouvert il y a peu, au mois d’août dernier dans la rue Saint-Gilles. « Sa boutique », comme elle aimait l’appeler, représentait tout pour elle. Elle en avait rêvé depuis toute petite.

À cause des mesures sanitaires, elle faisait face à d’importantes difficultés financières. Les clients étaient devenus plus rares et sa comptable lui conseillait de fermer son salon, seulement quatre mois après l’avoir ouvert.  Après plusieurs mois de lutte, il semble que la situation soit finalement devenue trop lourde à porter pour elle. Alysson a mis fin à ses jours, , a révélé lameuse.

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Alysson n’a reçu « aucune aide » alors que « les factures s’accumulaient »

Dans ce reportage tourné il y a quelques jours à peine, la jeune femme s’adresse à la caméra avec émotion. La voix tremblante, elle explique : « Ma comptable m’a conseillé d’abandonner le mois dernier, mais j’ai dit non. Je vais faire ce qu’il faut, plus d’heures s’il le faut, car après si peu de temps, on n’annonce pas une faillite comme ça, après avoir mis tout ce qu’on avait dedans ».

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« Aucune aide ne lui était accordée, pas même un geste. Ses charges, factures s’accumulaient. Elle ne voyait aucune échappatoire », déplore aujourd’hui l’un de ses proches. Toute seule face à sa détresse financière, Alysson a mis fin à ses jours ce lundi 16 novembre 2020.

Les commerçants se sentent abandonnés alors que les faillites se multiplient

Vendredi 30 octobre 2020, le Premier ministre belge a annoncé un confinement d’une durée de six semaines minimum. Comme en France, les commerces jugés non essentiels sont fermés. Une décision qui met à mal l’économie, mais s’avère nécessaire en raison de « l’urgence sanitaire », justifie le gouvernement.

Comme Alysson, de nombreux commerçants se trouvent en difficulté à cause de la crise sanitaire. « On pense qu’il y a 10% des commerçants qui ne vont pas s’en sortir, que ce soient des petites ou des grandes structures », déplore Jean-Luc Vasseur, président de l’Association des commerçants de Liège. Pour les 20 % qui vont « sans doute s’en sortir », ils devront faire face à « des difficultés pendant quelques années pour tenir la tête hors de l’eau ».

En Belgique comme en France, les commerçants sont nombreux à se sentir « sacrifiés » par les décisions gouvernementales. Des boutiques de vêtements aux fleuristes, en passant par les magasins de jouets, les bars et les restaurants, les risques de faillite se multiplient. Face à l’essor de l’e-commerce, beaucoup crient à l’injustice en estimant ne pas être des lieux de contamination avérés.

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