Une entreprise transforme les masques de plongée Décathlon en masques respirateurs pour les hôpitaux

Grâce à des valves imprimées en 3D, un masque de plongée Décathlon dépanne dans certains hôpitaux à cours de masques. L’enseigne nordiste se dit prête à aider à grande échelle, tout en précisant qu’il s’agit d’une solution artisanale.

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Dr Renato Favera, de l’hôpital de Gardone Val Trompia, situé dans la province de Brescia, au nord de l’Italie, a eu la brillante idée de les transformer en respirateurs, rapporte le journal Corriere della Serra . Ces équipements commencent à manquer dans certains établissements de santé en pleine épidémie de Covid-19.

Le médecin a fait appel à la start-up italienne Isinnova, il a mis au point des modifications, obtenues par imprimante 3D, pour relier un masque Easybreath de Decathlon à un système respiratoire. L’idée est d’aider les hôpitaux italiens et d’autres pays à faire face à une éventuelle pénurie d’équipements liés aux symptômes respiratoires du COVID-19. La firme française préfère néanmoins attendre l’avis des autorités sanitaires avant d’encourager son utilisation.

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Renato Favero contacte ainsi l’entreprise Isinnova – spécialisée dans les projets innovants – et lui expose son projet. Celle-ci accepte, comme le raconte un de ses ingénieurs, Alessando Romaioli, dans les colonnes du Corriere della Sera : « Nous avons analysé la proposition du docteur et nous avons conclu que le masque Easybreath de Decathlon était celui qui se prêtait le mieux à nos exigences. Decathlon nous a répondu qu’ils en avaient des dizaines de milliers en magasin. Ensuite nous avons imprimé en 3D les raccords nécessaires entre le masque et les tubes d’hôpital standard. »

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Innovation brevetée mais libre d’utilisation

Pour honorer cette promesse, d’autres entreprises d’impression 3D ont également accepté de participer. « Un impressionnant réseau de solidarité s’est créé autour de cette initiative », s’est réjoui le PDG d’Isinnova auprès du Corriere della Serra.

L’entreprise a breveté sa valve pour éviter toute spéculation, « mais le brevet restera libre d’utilisation, afin que tous les hôpitaux puissent en profiter », précise le trentenaire.

« Nous n’avons pas l’habitude de travailler à ces rythmes et avec cette pression sur les épaules : une erreur minimale peut coûter des vies humaines, souligne Cristian Fracassi. Je dors quatre heures par nuit et j’ai perdu cinq kilos en huit jours… Mais en même temps, nous sommes vraiment heureux de pouvoir aider. »

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