Une ville néo-zélandaise fête Pâques en organisant une chasse aux lapins: 11.968 lapins et 555 dindes, opossums et hermines abattus

À Alexandra, dans la région d’Otago en Nouvelle-Zélande, entre ce vendredi matin et ce dimanche midi, 11.968 lapins et 555 dindes, opossums et hermines ont été abattus par 25 équipes de 12 chasseurs.

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Depuis la France, cela paraît un peu barbare. Elle Hunt, correspondante à Auckland pour le Guardian, explique que les lapins, introduits par l’homme, sont considérés comme une espèce nuisible dans la région d’Ontago et menacent la biodiversité et l’agriculture.

Lors de la grande chasse organisée à Pâques, 25 groupes de douze chasseurs se rassemblent à Alexandra pour réduire la population locale de lapins. Comme l’explique l’un de ses organisateurs, Dave Ramsay, à la journaliste du Guardian, l’événement sert aussi à récolter des fonds pour des projets locaux et à mettre en avant l’activité des agriculteurs et agricultrices.

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Le Lions Club de la commune, à l’origine de cette chasse inattendue, entend ainsi protéger la biodiversité et l’agriculture locales. L’un des objectifs de l’opération est de faire diminuer la population des lapins qui ravagent les cultures. 11.968 de ces animaux ont été tués entre ce vendredi matin et ce dimanche midi par 25 équipes de 12 chasseurs venus de tout le pays.

Dans un article du New-Zealand Geografic, la chasse de Pâques est même décrite comme une activité familiale et amicale qui se perpétue depuis une trentaine d’années. Les tireurs ont également abattu 555 autres animaux nuisibles dont des dindes, des opossums et des hermines, un « chiffre très respectable » selon l’organisateur de la chasse, Dave Ramsay.

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Depuis leur introduction dans les années 1800, les lapins se sont multipliés dans la région centrale d’Otago et sont aujourd’hui réputés comme «les pires nuisibles» voire même «le diable». En principe, il appartient aux propriétaires terriens de s’occuper de la régulation de la population de lapins. C’est pourquoi la plupart des habitants comprennent l’opération et ne s’y opposent pas car leurs propres potagers sont envahis.

La dernière fois qu’un groupe d’activistes de la cause animale a manifesté contre cette chase remonte à 2015. Néanmoins, en 2016, un porte-parole de SAFE (association pour la préservation des animaux en Nouvelle-Zélande) avait qualifié la chasse d’«inhumaine» dans une interview donnée à Reuters. Pour lui, l’opération de contrôle de la population de lapins, quand elle est nécessaire, devrait être réalisée par des exterminateurs professionnels et non par «une bande d’amateurs y allant pour le plaisir de tuer».

Si certains considèrent cette chasse comme un « genre de destruction de masse », le Néo-Zélandais a expliqué au Guardian que la dernière manifestation contre ce bain de sang remontait 15 ans et a estimé avoir « le soutien total de la communauté ». L’équipe gagnante de l’édition 2021 a abattu à elle seule 1.185 lapins.

L’évènement avait dû être annulé en 2018 pour cause de virus chez ces animaux, l’année suivante à cause des risques d’incendie et en 2020 à cause du coronavirus. Pour sa première édition depuis 2017, la chasse qui dure habituellement 24 heures a été exceptionnellement prolongée.

À la fin de la chasse, les 25 équipes sont classées en fonction du nombre de lapins abattus. Par le passé, la viande des lapins était parfois consommée. Dorénavant, les corps des lapins sont transformés en engrais pour la terre.

Avec Agences

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