Valérie Bacot condamnée à 4 ans d’emprisonnement dont 3 avec sursis, la mère de famille ressort libre du tribunal

Après une semaine de procès à la cour d’Assises de Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône, Valérie Bacot est condamnée à 4 ans de prison dont 3 avec sursis. Elle ressort libre ce vendredi 25 juin.

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Valérie Bacot a été condamnée vendredi à une peine symbolique de quatre ans de prison, dont trois avec sursis, pour l’assassinat de son mari proxénète, ce qui lui permet de ressortir libre du tribunal, ayant déjà passé un an en détention provisoire.

La cour d’assises de Saône-et-Loire est allée plus loin dans la clémence que l’avocat général. Celui-ci avait requis à l’encontre de l’accusée une peine modérée de cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, qualifiant de «victime» celle qui a été violée, battue et prostituée pendant des années par son mari tyrannique.

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Valérie Bacot répond aux questions lors de son procès • © Valentin Pasquet / France Télévisions

À l’unanimité, les jurés populaires ont reconnu Valérie Bacot coupable du chef d’assassinat. La femme de 40 ans reçoit également une injonction de traitements et de soins ainsi qu’une interdiction de porter ou détenir une arme pour une durée de 15 ans. Valérie Bacot est reconnue coupable d’avoir donné volontairement la mort à Daniel Polette. La préméditation est également retenue. « La cour dans son ensemble tient à vous souhaiter de retrouver la paix et la sérénité », a affirmé Céline Therme, présidente de la cour d’Assises.

Fragilisée physiquement après cette semaine de procès, Valérie Bacot a entendu le verdict assise avant de s’effondrer sous le coup de l’émotion.

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Les réquisitions de l’avocat général

Ce vendredi matin, l’avocat général a réclamé une peine de 5 ans de prison, dont 4 avec sursis. « Faut-il que Valérie Bacot revienne en prison ? Je crois que la réponse est non » avait-il lancé tout en rappelant que la justice doit sanctionner un geste qui a entraîné la mort d’un homme. « Nous, communauté humaine, on ne peut accepter que l’on tue. C’est le message que votre cour doit envoyer », a intimé Éric Jallet, convaincu notamment que Valérie Bacot a préparé le passage à l’acte.

Si par la voix de Janine Bonaggiunta, la défense a « remercié l’avocat général » pour sa clémence, elle a plaidé l’acquittement, ne retenant pas la préméditation du geste et prônant l’irresponsabilité pénale. « Comment imaginer une femme sous le joug de ce bourreau avoir le dessein de tuer Daniel et agir avec calcul quand on la décrit sous emprise extrême ? Ça ne matche pas », a estimé Nathalie Tomasini, l’autre avocate de Valérie Bacot.

Avec AFP

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