VIDÉO – Un patient sur deux est atteint du variant anglais dans les hôpitaux de Paris, selon le directeur de l’AP-HP

Le variant anglais du Covid-19 est désormais bien installé à Paris et en Île-de-France. Selon Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, la mutation britannique représenterait désormais environ 45% des cas positifs en région francilienne.

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Le directeur général de l’Assistance publique Hôpitaux de Paris (AP-HP) a fait part d’une « tendance préoccupante », ce lundi 22 février, sur France Inter. Il rapporte qu’un patient hospitalisé sur deux est atteint du variant anglais au sein des établissements de l’AP-HP. Selon lui, la semaine qui commence est déterminante.

La situation est « tendue dans les hôpitaux parisiens depuis plusieurs semaines ». « C’est la semaine de vérité », prévient Martin Hirsch. « Un patient sur deux hospitalisés chez nous est atteint du variant anglais », rapporte-t-il. « C’est à ce moment-là qu’il y a un risque d’accélération de tendance. »

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Le variant anglais présent

En Île-de-France actuellement, il y a environ 750 patients en réanimation contre 700 il y a une semaine. Le variant anglais concerne «quasiment un patient hospitalisé sur deux» à l’AP-HP.

Pour Martin Hirsch, malgré « la bonne discipline individuelle » concernant le couvre-feu et les gestes barrières, « si le nouveau variant anglais abouti à une accélération de la circulation du virus, ces mesures ne seront pas suffisantes et qu’il faudra accélérer ou les renforcer ».

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Ces chiffres préoccupent le directeur. « L’inconnue, c’est, si les choses s’accélèrent, est-ce que les vitesses de freinage sont aussi efficaces que ce que l’on a connu en mars de l’année dernière ou même en octobre ».

Des mesures suffisantes ?

Si le directeur de l’AP-HP observe globalement une assez bonne discipline des Français vis-à-vis du respect des gestes barrières et du couvre-feu, il appelle à rester vigilant :« Si le nouveau variant anglais aboutit à une accélération de la circulation du virus, ces mesures ne seront pas suffisantes et il faudra accélérer ou les renforcer ».

Martin Hirsch considère par ailleurs que « l’appréhension [des mesures sanitaires à prendre, N.D.L.R.] région par région est une bonne manière de faire », étant donné la différence de situation sanitaire selon les territoires.

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