Viol et meurtre d’Élodie Kulik : La demande de remise en liberté du Willy Bardon a été acceptée

Au terme d’une troisième requête, les avocats de Willy Bardon ont obtenu la remise en liberté de leur client, sous contrôle judiciaire.

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La demande de remise en liberté de Willy Bardon, condamné à 30 ans de réclusion criminelle en décembre dernier dans l’affaire Kulik, a été acceptée, dans l’attente de son procès en appel, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

Condamné le 6 décembre 2019 à trente ans pour le meurtre de la jeune banquière dans la Somme en 2002, Bardon a toujours clamé son innocence. Il assistera libre à son procès en appel. Il avait déjà sollicité deux fois sa remise en liberté, qui lui avait été refusée.

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Pour son avocat Me Stéphane Daquo, cette décision constitue « l’application pure et simple des règles de lois » selon lesquelles « une fois que l’instruction est terminée et dès lors que la personne présente des garanties de représentation suffisantes, on doit la remettre en liberté ». Le 6 décembre 2019, quelques secondes après l’énoncé du verdict, Willy Bardon avait tenté de se suicider en ingurgitant un pesticide.

« Un coup de massue »

Le procès en appel doit se tenir à Douai du 14 juin au 2 juillet, selon le parquet général.

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Pour le père d’Élodie, Jacky Kulik, cette remise en liberté est « un coup de massue, une épreuve de plus dans le calvaire terrible qu’il a vécu », a déploré l’une de ses avocate, Me Corinne Herrmann, qui n’a toutefois pas souhaité commenter une décision de justice.

Élodie, enlevée, violée, étranglée, puis brûlée

Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans avait été enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin (Aisne). Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, un enregistrement glaçant de 26 secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier.

Si la participation de Grégory Wiart, décédé en 2003 et dont on avait retrouvé l’ADN sur la scène du crime en 2012, est « indéniable », les deux hommes entendus sur l’enregistrement « font forcément partie de ses ravisseurs » et « le seul proche » qui est « reconnu sur la bande » par plusieurs témoins est Willy Bardon avait déclaré l’avocate générale Anne-Laure Sandretto.

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