Violences à Washington : Twitter bloque Trump pour 12 heures et Facebook l’imite rapidement

Plusieurs tweets de Donald Trump, qui dispute la victoire de Joe Biden, ont été supprimé par Twitter mercredi, avant que le réseau social ne décide finalement de bloquer son compte pour douze heures.

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Les réseaux sociaux dominants ont tenté ce mercredi 6 janvier d’empêcher Donald Trump et ses partisans d’exacerber les violences au Capitole contre la certification des résultats de la présidentielle, Twitter allant jusqu’à bloquer le compte du président sortant et à le menacer de suspension permanente, une mesure sans précédent.

C’est sans précédent. Twitter vient d’annoncer qu’il avait bloqué le compte de Donald Trump pour 12 heures, l’empêchant de tweeter pour des « violations graves et répétées » de sa charte, alors que le Capitole de Washington a été pris d’assaut par des milliers de partisans du président américain.

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Twitter a demandé que 3 tweets soit retirés, notamment la vidéo qui commençait par « On nous a volé l’élection ». Donald Trump appelait ensuite les manifestants à rentrer chez eux, mais sans condamner la violence.

Twitter va aussi plus loin avec cet avertissement : « Les violations futures des règles de Twitter, y compris nos politiques d’intégrité civique ou de menaces violentes, entraîneront la suspension permanente du compte de Donald Trump. »

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Le compte Twitter de Trump est son principal outil de communication. On ignore à cette heure comment réagit le président sortant.

Facebook et YouTube sévissent aussi

Après Twitter, Facebook et YouTube ont aussi temporairement suspendu les comptes de Donald Trump. « Nous avons déterminé deux infractions à nos règles sur la page du président Donald Trump qui débouchent sur une suspension de 24 heures, ce qui signifie qu’il perd la capacité de poster sur la plateforme pendant cette période », a expliqué la communication du groupe californien sur Twitter.

Facebook avait déjà supprimé une vidéo où le républicain appelait les manifestants à « rentrer chez eux » mais où il déclarait aussi sans preuves que l’élection avait été « volée ». L’ordre a été rétabli à Washington.

Des milliers de partisans de Donald Trump ont déferlé sur le Capitole, où le Congrès était en train de compter les votes du collège électoral. Les élus ont été confinés, la salle du Sénat a été envahie par des manifestants, ainsi que le bureau de Nancy Pelosi. A la Chambre, des policiers ont barricadé une porte et sorti leur arme après qu’une vitre a été cassée. Une femme blessée par balles dans des circonstances confuses est décédée mercredi soir, a indiqué la police de Washington.

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