Malus automobile : un coup dur pour les conducteurs français
La machine fiscale repart de plus belle. Après une pause sous le gouvernement Barnier, le malus automobile reprend de l’ampleur avec le gouvernement Bayrou. Dès cette année, trois voitures neuves sur quatre seront soumises à cette taxe, et la tendance ne fera que s’accentuer dans les années à venir.
Un malus CO₂ en hausse constante
Depuis le 1er mars, le seuil d’émission de CO₂ déclenchant le malus est abaissé de 118 g/km à 113 g/km, et les montants explosent. Alors qu’un malus pouvait débuter à 50 €, il peut désormais atteindre 70 000 € pour un véhicule dépassant 192 g/km, soit 10 000 € de plus que l’année précédente. Et ce n’est pas fini : en 2026, cette taxe grimpera à 80 000 € pour les voitures émettant plus de 191 g/km, puis 90 000 € en 2027 pour celles au-delà de 189 g/km.
Les voitures populaires sont particulièrement touchées. En 2024, 13 % des Peugeot 208 étaient concernées par le malus, elles seront 44 % en 2025. Chez Dacia, la Sandero voit sa part de véhicules malussés bondir de 35 % en 2023 à 88 % en 2025. Et sur un Renault Captur, le malus moyen par véhicule vendu passera de 167 € en 2024 à 851 € en 2027, soit une hausse de 411 % !
Double peine avec le malus au poids
Comme si cela ne suffisait pas, un nouveau malus entre en scène : le malus au poids. Toute voiture dépassant 1,6 tonne (1,5 tonne en 2026) sera taxée à hauteur de 10 € par kilo supplémentaire, un tarif qui grimpe par paliers jusqu’à 30 €/kg pour les véhicules de 2 tonnes et plus. Seuls les véhicules électriques bénéficient d’un bonus de 600 kg.
Un BMW X3 hybride rechargeable, pourtant peu polluant avec 22 g/km de CO₂, devra ainsi payer 4 320 € de malus au poids, sans compter d’autres taxes.
Vers un parc automobile presque totalement taxé
Avec ces nouvelles mesures, l’objectif est clair : réduire drastiquement la place des véhicules thermiques. Selon les prévisions, 77 % des voitures neuves seront malussées d’ici 2027, contre 66 % en 2025.
Seuls les véhicules électriques, hydrogène ou hybrides hydrogène-électricité pourront y échapper, à condition de ne pas dépasser 2,2 tonnes… un seuil qui sera abaissé progressivement.
Les automobilistes devront donc faire leurs comptes, et les concessionnaires, eux, s’attendent à un véritable choc sur le marché.
source:le Point
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