Affaire des écoutes: Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption

L’ancien chef de l’État a été déclaré coupable de corruption et de trafic d’influence. Le parquet national financier avait requis quatre ans de prison dont deux ferme à son encontre.

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Le tribunal correctionnel a estimé ce lundi qu’un « pacte de corruption » avait été conclu entre Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert. L’ancien président a fait appel. Un deuxième procès l’attend le 17 mars, portant sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012.

Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme dans l’affaire dite des « écoutes » ce lundi. L’ancien président de la République a été reconnu coupable de corruption et trafic d’influence. Il a fait appel. Le parquet national financier (PNF) avait requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, contre l’ancien chef de l’État.

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Son avocate, Jacqueline Lafont, a annoncé qu’il allait faire appel. Après ce « jugement extrêmement sévère » et « totalement infondé et injustifié », Nicolas Sarkozy « est calme mais déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence », a assuré Jacqueline Laffont.

Nicolas Sarkozy est devenu le deuxième ancien président condamné sous la Ve République, après Jacques Chirac en 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. C’est aussi le premier ancien président de la Ve République à être condamné pour corruption. Nicolas Sarkozy, qui a toujours affirmé n’avoir jamais commis « le moindre acte de corruption », a écouté le prononcé de sa peine debout face au tribunal, semblant impassible.

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En décembre 2020, le parquet national financier (PNF) avait requis des peines très lourdes : 4 ans de prison, dont deux avec sursis, à l’encontre de l’ancien magistrat Gilbert Azibert; 4 ans de prison dont 2 avec sursis, assortis de 5 années d’interdiction professionnelle, à l’encontre de l’avocat Thierry Herzog ; 4 ans de prison dont 2 avec sursis à l’encontre de Nicolas Sarkozy. Les trois hommes répondaient de corruption et de trafic d’influence.

« Jugement extrêmement sévère »

Nicolas Sarkozy, qui a clamé son innocence pendant le procès en décembre, va faire appel, a annoncé son avocate Jacqueline Laffont. Ce qui est suspensif. Après ce « jugement extrêmement sévère » et « totalement infondé et injustifié », Nicolas Sarkozy « est calme mais déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence », a-t-elle assuré. Thierry Herzog a lui aussi annoncé son intention de faire appel. C’est lui qui doit défendre l’ancien président de la République dans l’autre procès qui l’attend le 17 mars prochain dans l’affaire Bygmalion.

Le chef du PNF avait jugé opportun de venir, en personne, le jour du réquisitoire, défendre l’action de son parquet et jurer qu’il ne fallait y voir aucun règlement de comptes politique: «Un procès, ce n’est pas une vengeance privée, publique ou institutionnelle, avait rappelé Jean-François Bonhert. Personne, ici, ne cherche à se venger d’un ancien président de la République (…) Oui, MM. Sarkozy, Herzog, Azibert, vous avez droit à une justice impartiale».

Le procès Bygmalion mi-mars

Celui qui a été chef de l’Etat de 2007 à 2012 était accusé, avec son avocat, d’avoir tenté d’obtenir auprès de Gilbert Azibert des informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire en échange d’un poste à Monaco pour ce dernier.

Ce jugement est historique, plus de neuf ans après la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Cette décision est aussi cruciale pour Nicolas Sarkozy, qui affronte dès le 17 mars un deuxième procès, dans l’affaire Bygmalion, portant sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012.

Avec Agences

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