Affaire Fiona: Sa mère, Cécile Bourgeon, reste en prison, sa demande de remise en liberté rejetée

Condamnée en décembre dernier à 20 ans de réclusion criminelle pour des coups mortels portés sur sa fille Fiona, Cécile Bourgeon demandait sa remise en liberté. Demande rejetée ce jeudi matin par la cour d’appel de Lyon.

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Cécile Bourgeon reste derrière les barreaux. La cour d’appel du Rhône rejette ce jeudi la demande de mise en liberté de la mère de la petite Fiona, portée disparue à Clermont-Ferrand en mai 2013, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Cette requête avait été examinée le 1er avril à Lyon, soit un peu plus de trois mois après sa condamnation devant les assises du Rhône.

« C’est malheureusement la décision que l’on attendait, même si on piétine allègrement les principes de la procédure pénale dans cette affaire. On a le sentiment que les juges sont terrorisés par la réaction de l’opinion publique et le qu’en dira-t-on », a déclaré à l’AFP son avocat Renaud Portejoie.

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En décembre dernier, après quatre procès, la mère de Fiona, morte en 2013 en Auvergne, avait été condamnée, en appel, à 20 ans de réclusion criminelle devant les assises du Rhône pour les coups fatals portés à l’enfant. Une peine beaucoup plus lourde que celles prononcées jusqu’alors à son encontre lors de ce feuilleton judiciaire mais également plus forte que celle à laquelle a été condamné son ancien compagnon, Berkane Makhlouf. Co-accusé dans cette affaire, le beau-père de Fiona a écopé de 18 ans de réclusion criminelle.

Le couple, toxicomane à l’époque, avait signalé la disparition de Fiona le 12 mai 2013, faisant croire à un enlèvement dans un parc de Clermont-Ferrand. Après quatre mois d’enquête, ils avaient avoué que la fillette était morte et enterrée près d’un lac. Le corps n’a jamais été retrouvé.

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Condamnée à 20 ans de réclusion en appel

Depuis, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf se sont rejeté la responsabilité du décès. Jugés en première instance en 2016, la première avait été acquittée des coups mortels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti, le second avait été condamé à 20 ans de réclusion.

En appel, les deux accusés ont été condamnés à 20 ans en 2018. La Cour de cassation a annulé cet arrêt de la cour d’assises de Haute-Loire en 2019, renvoyant l’affaire devant celle du Rhône fin 2020.

Au début du mois d’avril, le parquet général s’était opposé à une remise en liberté, arguant d’un risque de fuite de Cécile Bourgeon après sa nouvelle condamnation à 20 ans de réclusion, et du trouble à l’ordre public causé par cette affaire au « retentissement national durable ».

« Nous allons former un nouveau pourvoi contre cette décision qui est extrêmement critiquable. Il y a une question de principe derrière le cas de Cécile Bourgeon : une détention provisoire de six ans est-elle encore raisonnable ? C’est délirant, c’est contraire à toute la jurisprudence en la matière », estime Me Portejoie, dont la cliente a passé 71 mois cumulés derrière les barreaux.

L’avocat espère que la nouvelle demande de remise en liberté de Cécile Bourgeon pourra être réexaminée d’ici à quatre mois.

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