Affaire Michel Zecler : les juges ordonnent la remise en liberté des deux policiers écroués

Les deux policiers placés en détention depuis le 30 novembre ont été libérés, sous contrôle judiciaire strict. Quatre policiers sont mis en examen après le passage à tabac du producteur de musique à Paris. En réaction, le producteur de musique dénonce sur BFM TV la « bienveillance de l’État ».

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Les deux policiers avaient été mis en examen puis placé en détention le 30 novembre dernier, après une intervention qui avait dégénéré dans les studios de Michel Zecler. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire strict ce 22 décembre.

Les policiers écroués remis en liberté

Le 30 novembre dernier, deux policiers, un brigadier de 31 ans et un gardien de la paix de 23 ans avaient été incarcérés suite à l’agression du producteur de musique, Michel Zecler. Le 21 novembre, trois policiers ont roué de coups le producteur, dans son local, situé dans le 17e arrondissement.

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Lors de leurs interrogatoires vendredi 18 décembre et lundi 21 décembre, devant le tribunal judiciaire de Paris, les deux policiers écroués ont fait une demande de remise en liberté. Les juges d’instruction ont accepté leur demande mardi 22 décembre. Cependant, ils doivent respecter un contrôle judiciaire strict.

Une série d’interdictions et un contrôle strict

Même s’ils sont remis en liberté, les policiers doivent se soumettre à un contrôle judiciaire, qui leur interdit d’entrer en relation avec la victime et les autres mis en examen dans cette affaire. Ils ont également l’interdiction de détenir une arme et d’exercer la profession de fonctionnaire de police et interdiction de paraître dans le 17e arrondissement, la localisation de l’agression de Michel Zecler. Les deux policiers ont également dû s’acquitter une caution de 5 000 euros.

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Dans cette affaire, quatre policiers ont été mis en examen le 30 novembre: trois d’entre eux, soupçonnés d’avoir roué de coups Zecler, l’ont été pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) », avec plusieurs circonstances aggravantes dont celle de racisme, et pour “faux en écriture publique” par PDAP, un crime passible des assises.

Parmi eux, un brigadier de 31 ans et un gardien de la paix de 23 ans avaient été placés en détention provisoire, une décision “rarissime” pour des fonctionnaires de police selon plusieurs sources.

Un quatrième policier, soupçonné d’avoir jeté une grenade lacrymogène dans le studio de musique, a été mis en examen principalement pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Avec AFP

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