Après la mort de la Japonaise Kane Takana, la Française, Sœur André, devient la nouvelle probable doyenne de l’humanité

Elle était déjà la doyenne des Français. Lundi, à l’annonce du décès de la femme la plus âgée au monde, la Japonaise Kane Takana, de 13 mois son aînée, sœur André, née Lucile Randon, a franchi une étape de plus en devenant la doyenne de l’Humanité à l’âge de 118 ans.

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La Japonaise qui était officiellement reconnue comme la doyenne actuelle de l’humanité est décédée le 19 avril à l’âge de 119 ans, ont annoncé lundi les autorités locales. Kane Tanaka était née le 2 janvier 1903 dans le département de Fukuoka (sud-ouest du Japon) : cette année-là, les frères Wright effectuaient le premier vol motorisé et Marie Curie devenait la première femme à remporter un prix Nobel.

Hubert Falco, le maire, le dit sans hésiter : «Sœur André est l’icône de Toulon». Elle est devenue la probable doyenne de l’humanité. Il arrive que d’autres doyennes se manifestent dans l’attente de l’homologation par le livre Guinness des records et la base internationale sur la longévité. Selon l’AFP, la croyante du Var est de loin la plus âgée au monde puisque la suivante est une Polonaise de 115 ans. Sœur André a ce qu’on appelle «un état civil vérifié».

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Même si aucun organisme officiel ne décerne le «titre» de doyen, «sœur André devient bien la doyenne, et de loin, puisque la troisième, une Polonaise, a 115 ans», a indiqué à l’AFP Laurent Toussaint, qui participe à la base internationale IDL, en lien avec l’Institut français des études démographiques (Ined). Il souligne que Sœur André a «un état civil vérifié». Car dans ces records, il est déjà arrivé que des personnes encore plus âgées viennent bousculer les données de la base scientifique IDL en se faisant connaître auprès du Guinness Book.

Elle veut dépasser Jeanne Calment

David Tavella est le chargé de communication de l’ehpad où vit Sœur André, une sorte de secrétaire particulier qui la suit dans toutes ses aventures. Au micro de France Bleu Provence, il nous fait part de « la grande fierté » des pensionnaires et des résponsables de l’établissement car la plus que centenaire est « une personnalité très attachante » , très lucide qui se souvient de toute sa vie au service des autres, comme une sorte de « wikipédia en fauteuil roulant », avec qui on peut parler de tous les sujets. Elle ne court pas après la gloire mais elle veut désormais dépasser Jeanne Calment – 122 ans – « ça la titille » et elle rajoute avec malice que, elle, elle a tous les documents officiels.

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Née en 1904

Elle était déjà la doyenne des Européens. Mi-février, Sœur André a fêté ses 118 ans à l’Ehpad Sainte-Catherine Labouré, à Toulon, où elle vit depuis dix ans. Un anniversaire en petit comité avec toujours un petit verre de Porto qu’elle adore. Native d’Alès (Gard) le 11 février 1904, dans une famille protestante, elle se nommait à l’origine Lucile Randon avant d’être « appelée » par Dieu à l’âge de 40 ans. Elle est alors devenue Sœur André.

La bienveillante a passé sa vie à s’occuper des autres

Sa vie a été fort bien remplie. Gouvernante à Marseille, la Provençale a été institutrice à Versailles, notamment chez la famille Peugeot. Elle est entrée dans la Compagnie des Filles de la Charité en 1944. Elle a passé 28 ans à l’hôpital de Vichy au chevet d’orphelins et de personnes âgées. Elle a également œuvré seize ans dans la Drôme avant de rester 30 ans dans un Ehpad en Savoie où elle résidait tout en s’occupant de ses co-pensionnaires. Sœur André continue à prier pour les enfants. Le Covid l’a un peu fatigué l’an dernier, mais la pensionnaire continue à être toujours aussi coquette et attentionnée. Elle explique d’ailleurs le secret de sa longévité par sa vie « faite de dons et d’attentions aux autres ». 

 

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