Au Mali, deux soldats français tués dans une attaque à l’engin explosif, Macron redit « la détermination de la France »

Deux soldats français ont été tués et un troisième blessé samedi dans le nord-est du Mali dans des circonstances similaires à la mort de trois militaires français lundi.

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Le sergent Yvonne Huynh, 33 ans et le brigadier Loïc Risser, 24 ans, originaire de Saint-Louis ont été tués samedi 2 janvier au Mali. Ces deux militaires appartenant au 2e régiment de hussards de Haguenau ont été victimes d’une attaque à l’engin explosif.

La force française Barkhane a été de nouveau mortellement frappée au Mali. Deux soldats ont succombé samedi à une attaque à l’engin explosif lors d’une mission de reconnaissance et de renseignement, non loin de la ville de Ménaka (nord-est du Mali), dans la zone dite des « trois frontières » (Mali, Niger et Burkina Faso) où se concentrent désormais une bonne partie des attaques djihadistes au Sahel. Un troisième soldat a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger, selon un communique de l’état-major des armées.

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Yvonne Huynh, âgée de 33 ans et mère d’un jeune garçon, est la première femme de l’armée française tuée au Sahel depuis l’intervention Serval en 2013. Loïc Risser avait 24 ans. Un troisième soldat a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

Engin explosif improvisé

Samedi, un véhicule blindé léger (VBL) a été « l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé » lors d’une mission de reconnaissance et de renseignement, ont précisé la présidence française et l’état-major des armées

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Emmanuel Macron salue la mémoire des deux soldats, « morts pour la France dans l’accomplissement de leur devoir ». « Il partage la douleur de leurs familles, de leurs proches et de leurs frères d’armes et les assure de la gratitude et de la solidarité de la Nation ». Ces deux décès portent à 50 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations anti-djihadistes Serval puis Barkhane, a précisé l’état-major des armées.

Le chef de l’Etat a aussi réaffirmé « la détermination de la France dans son combat contre le terrorisme », cinq jours après une autre attaque mortelle contre la force Barkhane dans le centre du Mali.

Une attaque revendiquée par un groupe affilié à Al-Qaïda

Trois soldats du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (est) ont été victimes d’une bombe artisanale dans une attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

« La motivation, la pugnacité et l’abnégation des militaires français demeurent intactes face aux groupes terroristes, filières de Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique, ndlr) et d’Al-Qaïda, qui sèment terreur et chaos au Mali et au Sahel », a déclaré samedi la ministre des Armées Florence Parly dans un communiqué.

Le sergent Huynh, née à Trappes (Yvelines) près de Paris, effectuait sa deuxième mission au Mali. Le brigadier Risser, né à Saint-Louis (Haut-Rhin, est), en était à son troisième engagement au Mali.

Le 2e régiment de hussards est spécialisé dans l’infiltration par véhicules, l’observation à longue distance et le renseignement humain.

La France envisage de réduire ses effectifs et négocier avec certains groupes

Ces attaques mortelles surviennent alors que la France envisage une réduction des effectifs de la force Barkhane et se dit ouverte à des négociations avec des groupes sahéliens, à l’exception des directions d’Al-Qaïda et du groupe État islamique.

La force Barkhane, qui s’étend sur cinq pays du Sahel, a été étoffée de 600 soldats, ce qui a porté son effectif total à 5100 en 2020. Elle a revendiqué la « neutralisation » de dizaines de jihadistes ces dernières semaines, au côté de la force du G5 Sahel.

Face à la persistance des violences jihadistes, doublées de conflits intercommunautaires, les autorités de transition au Mali n’excluent pas d’engager des négociations avec des groupes armés, tout comme auparavant le président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par un putsch en août.

Le GSIM, principale alliance jihadiste du Sahel, a appelé dans un communiqué revendiquant l’attaque de lundi au retrait de la force Barkhane du Sahel.

La France exclut toute discussion avec l’état-major du GSIM qui « répond à la hiérarchie centrale d’Al-Qaïda », relevait le 21 décembre une source à la présidence française.

Avec AFP

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