Au Royaume-Uni, Ikea va pénaliser les salariés non vaccinés

L’entreprise suédoise a opté pour une politique punitive vis-à-vis de ses salariés britanniques qui ne sont pas vaccinés contre le Covid-19. Ceux qui doivent s’isoler parce qu’ils sont cas contact toucheront 96 livres par semaine, au lieu de 400.

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Une mesure de plus pour inciter les salariés à se faire vacciner. Cette fois-ci, c’est au tour du géant suédois de l’ameublement, Ikea, de prendre de nouvelles mesures en particulier en Angleterre face à la recrudescence des cas liés au Covid-19, rapporte la BBC le 11 janvier.

Avec la vague Omicron qui frappe l’Europe, et en particulier nos voisins outre-Manche, les Britanniques non-vaccinés doivent rester en quarantaine dix jours lorsqu’ils ont été déclarés cas contact avec une personne positive au Covid-19. Désormais, ils seront donc moins bien payés par leur société, a indiqué Ikea.

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En cas d’absence, ils ne percevront donc que 96,35 livres par semaine pendant leurs jours d’isolement, contre 400 livres pour ceux qui sont vaccinés, note le Guardian . « Nous avons conscience qu’il s’agit d’un sujet sensible et nous examinerons les situations au cas par cas », a précisé le porte-parole d’Ikea au Royaume-Uni. « Les personnes préoccupées par leur situation sont encouragées à en parler à un responsable. »

Ikea souffre d’un grand nombre de salariés contaminés

Cette mesure s’explique par le fait que l’entreprise, qui emploie 10 000 personnes au Royaume-Uni, souffre d’une pénurie de main-d’œuvre en raison de la propagation du variant Omicron, du fort taux de malades et donc de l’absentéisme qui en découle.

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Même si les règles d’isolement n’imposent pas aux personnes vaccinées contaminées par Omicron de rester chez elles, certaines entreprises ont décidé de punir les non-vaccinés. C’est le cas de la société de service public Wessex Water, mais aussi des supermarchés Morrissons.

Malgré ces mesures et la forte recommandation des personnalités politiques, les experts estiment que ces obligations auront sans doute peu d’effet sur la vaccination, comme le précisent Les Échos . La politique « no jab, no job » (pas de vaccin, pas d’emploi) qui est instaurée dans certaines entreprises aux États-Unis, ne devrait pas atteindre le Royaume-Uni, où le droit du travail est beaucoup plus strict.

Avec Agences

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