Bac 2021 : Un candidat rate l’arrêt de son train, un taxi et les gendarmes le conduisent à son examen

Venu passer un examen du bac à Reims, un jeune homme, trop absorbé par ses révisions, a loupé son arrêt et a terminé à Nancy. Une chaîne de solidarité s’est alors mise en place.

publicités

Une invraisemblable chaîne de solidarité. Après avoir raté son arrêt de train à Reims (Marne) pour y passer son épreuve de français du baccalauréat, un lycéen parisien a reçu mardi l’aide de la SNCF, d’un chauffeur de taxi puis de gendarmes pour arriver à l’heure à l’examen.

Une incroyable chaîne de solidarité: grâce à la SNCF, un chauffeur de taxi nancéien et des gendarmes marnais, un lycéen parisien a pu, mardi, arriver à temps pour passer son épreuve de français du Baccalauréat au lycée Saint-Joseph de Reims (Marne).

publicités

Tout est parti d’une erreur de l’élève. Il n’avait pas raté le train mais oublié de descendre à Reims, où son centre d’examen se situait donc. Quelques dizaines de minutes plus tard, il arrivait à Nancy. « Quand je l’ai pris en charge à la gare, le gamin était totalement paniqué », raconte le chauffeur de taxi Boudriss Ben Abba, confirmant une information de France Bleu Sud Lorraine.

« Le lycéen s’est tout de suite présenté au contrôleur dans le train. Celui-ci a alerté la gare de Nancy pour qu’elle mette un taxi à sa disposition », explique le service communication de la SNCF Grand Est. « Cette décision à 450 euros avait un caractère exceptionnel. Elle entre dans le cadre du dispositif SNCF-Exam où, pendant les deux premiers jours des épreuves du bac, on est particulièrement vigilants à la situation des jeunes. »

publicités

« J’ai complètement zappé le Code de la route »

« Ma mission, c’était qu’il arrive à l’heure à son centre d’examen », se souvient le chauffeur de taxi. « C’est le sentiment humain qui a primé. J’ai complètement zappé le Code de la route. J’ai pas calculé le danger », reconnaît-il, lui qui a donc appuyé sur la pédale ? Jusqu’à être rattrapé par les gendarmes à une cinquantaine de kilomètres de Reims.

« J’ai entendu derrière moi la sirène d’une voiture de gendarmerie. Je me suis dit, c’est bon, je suis plombé », raconte encore avec humour Boudriss Ben Abba. « Je descends du véhicule et j’explique la situation aux gendarmes. Ils ont marqué un blanc. Puis ils ont appelé le gamin et l’ont fait monter dans leur véhicule », rapporte-t-il.

« Par souci de rapidité, les gendarmes ont emmené ce jeune vers son lieu d’examen », confirme-t-on à la Légion Champagne-Ardenne de la gendarmerie. « Au retour, j’ai même eu un coup de fil d’une des gendarmes pour me dire que le jeune était bien arrivé à l’heure, s’étonne encore Boudriss Ben Abba. Ils étaient humains, vraiment humains. »

Avec AFP

Franbuzz sur Facebook

Répondre