Bernard Tapie bientôt euthanasié ? Il veut pouvoir choisir sa mort (vidéo)

Dans un long combat contre la maladie depuis plusieurs années, Bernard tapie s’est exprimée ce jeudi 8 juillet sur l’antenne de LCI. L’homme d’affaires a notamment révélé qu’il venait de passer un mois « de douleurs intenses » . De plus, il a également confié sa volonté de vouloir choisir sa propre mort.

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Bernard Tapie aurait-il atteint ses limites ? Jeudi 8 juillet 2021, l’ancien dirigeant de l’Olympique de Marseille s’est entretenu avec Darius Rochebin dans Le 20h sur LCIL’occasion d’évoquer un livre dédié à son combat, Bernard Tapie, leçons de vie, de mort et d’amour, écrit par son ami Franz-Olivier Giesbert, mais aussi de donner de ses nouvelles.

Touché par un double cancer de l’œsophage et de l’estomac, le père de famille n’a cessé de se battre, démontrant chaque jour une force mentale qui force le respect. Cependant, après un violent cambriolage survenu en avril 2021 et des affaires judiciaires éreintantes, l’homme accuse le coup. Pour la première fois depuis le début de son combat contre la maladie, Bernard Tapie évoque son envie d’en finir.

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Bernard Tapie vient de vivre un mois  » de douleurs intenses »

Interrogé par Darius Rochebin sur son état de santé, Bernard Tapie a indiqué être «dans une phase un peu moins douloureuse». Cependant, il explique avoir «été pendant un mois à souffrir le martyre du matin au soir, à ne pas pouvoir (se) lever, à ne pas pouvoir manger». Avant d’ajouter : «Vous vous battez contre cette volonté d’y mettre un terme».

Bernard Tapie raconte également une discussion avec sa femme, Dominique. Il lui a ainsi demandé : «Qu’est-ce que tu penses si à un moment donné je ne peux plus supporter les douleurs au point de me mettre dans un état comateux. Est-ce que tu es d’accord pour anticiper le rendez-vous final ? Elle me dit “moi non”.» «Parfois le corps médical peut se tromper sur le pronostic irréversible de cette douleur», lui aurait-elle répondu.

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«Exister, ce n’est pas utile ; vivre, c’est utile»

«Ceux qui organisent le pays n’arrêtent pas de nous faire chier à vouloir nous faire vivre comme eux l’ont décidé. Qu’ils arrêtent de nous emmerder !» Bernard Tapie poursuit d’une voix faible mais décidée : «Est-ce que moi je vais m’occuper de la manière dont va mourir tel ou tel ministre ? Chacun a sa mort. Pour moi, ce n’est pas l’étape définitive, j’en suis persuadé. Exister, ce n’est pas utile ; vivre, c’est utile».

Jeudi 27 mai, Bernard Tapie avait été hospitalisé alors que se déroulait son procès dans l’affaire de l’arbitrage avec le Crédit Lyonnais. Interrogé le même jour sur BFM TV, Laurent Tapie, son fils, avait annoncé que «les chances statistiques à ce stade-là sont épouvantables».

L’homme d’affaires veut choisir sa mort

Mais durant cet entretien, Bernard Tapie a également raconté une discussion qu’il a eue avec sa femme, Dominique, sur la fin de sa vie. Il lui a posé la question : « Qu’est-ce que tu penses si à un moment donné je ne peux plus supporter les douleurs au point de me mettre dans un état comateux. Est-ce que tu es d’accord pour anticiper le rendez-vous final ? » . Tout de suite, l’épouse de l’homme d’affaires a répondu par la négation avant d’ajouter. « Parfois le corps médical peut se tromper sur le pronostic irréversible de cette douleur » .

C’est alors à ce moment-là que l’ancien ministre de la Ville sous la présidence de François Mitterrand a montré sa volonté de vouloir choisir sa mort. « Ceux qui organisent le pays n’arrêtent pas de nous faire chier à vouloir nous faire vivre comme eux l’ont décidé. Qu’ils arrêtent de nous emmerder ! » , a lancé Bernard Tapie, avant d’ajouter. « Est-ce que moi je vais m’occuper de la manière dont va mourir tel ou tel ministre ? Chacun a sa mort » .

Avec Agences

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