Claude Guéant hospitalisé d’urgence, un jour avant l’ouverture d’un nouveau procès pour escroquerie

Son procès pour « escroquerie » dans l’affaire des frais de campagne devait s’ouvrir ce mardi 15 février 2022 à Nanterre. L’ex-ministre de l’Intérieur Claude Guéant a été « hospitalisé d’urgence » ce lundi, a indiqué son avocat. Un renvoi de l’audience est plus que probable.

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L’ex-ministre de l’Intérieur Claude Guéant a été « hospitalisé d’urgence » lundi pour « subir une opération chirurgicale », a indiqué son avocat. Une hospitalisation qui rend encore plus probable le renvoi de son procès pour « escroquerie » de frais de campagne qui doit s’ouvrir mardi à Nanterre.

L’homme de 77 ans, qui souffrait déjà « de problèmes cardiaques » a contracté, durant son incarcération de deux mois à la prison de la Santé à Paris« plusieurs pathologies supplémentaires sévères », a indiqué Me Philippe Bouchez El Ghozi.

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Incarcéré deux mois

Claude Guéant avait été incarcéré du 13 décembre au 9 février, une première pour un ex-locataire de Beauvau, et bénéficie depuis d’une liberté conditionnelle.

À sa sortie d’hôpital, Claude Guéant « devra être au repos chez lui pendant une dizaine de jours, et espère pouvoir retrouver ses pleines capacités dans environ un mois », a ajouté son conseil, qui demandera mardi matin à Nanterre le renvoi de son procès, prévu sur deux jours.

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L’ancien secrétaire général de l’Élysée sous Nicolas Sarkozy devait y être jugé pour « escroquerie » pour le remboursement des frais de sa campagne législative de 2012, après la diffusion d’un tract en sa faveur par le maire UMP (devenu LR depuis) de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Une infraction passible de cinq ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende. Celui qui fut aussi préfet et directeur général de la police nationale devait également comparaître devant le tribunal correctionnel pour « financement illicite » de campagne.

Parmi les prévenus, figure également Pierre-Christophe Baguet, maire LR de Boulogne-Billancourt, pour « financement illicite » de campagne.

Mis en cause dans plusieurs affaires

Dans ce dossier, l’accusation reproche à Pierre-Christophe Baguet et Claude Guéant d’avoir cherché à faire financer par la ville de Boulogne-Billancourt des dépenses de propagande électorale au soutien de la candidature du second. Ce que contestent formellement les deux prévenus.

Outre ce procès, les péripéties judiciaires continuent pour l’ancien ministre. Celui-ci doit être rejugé dans le dossier des sondages de l’Élysée, après avoir fait appel de sa condamnation, le 21 janvier, à un an d’emprisonnement, dont huit mois ferme, pour favoritisme.

Il reste également mis en examen dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Sa récente incarcération à la Santé était due à une autre affaire : la justice avait estimé qu’il ne faisait pas les efforts nécessaires pour s’acquitter des sommes qu’il avait été condamné à payer, en 2017, dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur.

Avec AFP