Confinements locaux? Ce que devrait annoncer Jean Castex ce jeudi à 18 heures

Alors que les contaminations repartent à la hausse en France, le Premier ministre tiendra une conférence de presse ce jeudi 25 février à 18 heures. De nouvelles restrictions pourraient être annoncées.

publicités

Le Premier ministre s’exprime ce jeudi 25 février à 18 h sur l’épidémie de Covid-19. Des mesures locales de confinement, comme celles des Alpes-Maritimes ou de Dunkerque, pourraient se multiplier en métropole. Un confinement national n’est pas à l’ordre du jour… pour l’instant.

Après deux semaines de relative stabilité, le taux d’incidence est soudainement reparti en hausse dans la moitié des départements français. La forte prégnance des variants inquiète. Des confinements locaux le week-end ont déjà été annoncés ces derniers jours à Nice et à Dunkerque, après les restrictions en Outre-mer. D’autres tours de vis sont attendus ce soir.

publicités

Le Premier ministre a donc choisi d’aller en première ligne ce jeudi pour annoncer un éventuel tour de vis des mesures sanitaires. Il le fera lors d’une conférence de presse à 18 heures. En venant en personne devant les cameras, Jean Castex donne le signe que la situation est de nouveau inquiétante. Lorsque de nouvelles mesures ne sont pas envisagées, c’est habituellement au ministre de la Santé que revient la mission de s’exprimer pour un point Covid-19.

Mercredi, les autorités ont passé la journée à préparer les Français à de nouvelles restrictions. La situation dans la lutte contre le Covid-19 « se dégrade » et « est très préoccupante dans une dizaine de départements », a ainsi déclaré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres. Cette dégradation « impose des mesures rapides et fortes », a-t-il précisé. Pour bien faire passer le message des annonces à venir, il a dans le même temps indiqué la tenue de la conférence de presse du Premier ministre.

publicités

De nouvelles restrictions dans une dizaine de départements préoccupants

Gabriel Attal l’a rappelé hier mercredi, l’heure est désormais à la territorialisation des décisions. L’exécutif ne devrait donc pas annoncer de mesure nationale ce soir. « La logique est de prendre une approche locale, de faire du cas par cas, en concertation, car les situations sont différentes au sein des régions », avait expliqué mardi à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron. On peut plutôt s’attendre à des tours de vis supplémentaires dans certains départements.

Une dizaine de départements est particulièrement visée. La liste complète des départements dont la situation est jugée « très préoccupante » sera dévoilée par le Premier ministre ce jeudi 25 février. Dans ces départements, des mesures « rapides et fortes » sont attendues. Elles peuvent aller d’un renforcement du port du masque jusqu’à un reconfinement le week-end, comme c’est le cas à Dunkerque ou à Nice.

Les départements sous haute surveillance

Reste à savoir pour quelle partie de la France, le Premier ministre va annoncer des mesures plus drastiques. Pour se faire une première idée en attendant 18 heures, le quotidien Midi Libre dresse la liste des « départements sous haute surveillance qui ont les plus forts taux d’incidence en France ».

Il s’agit des Alpes-Maritimes avec 592 cas pour 100.000 habitants, des Bouches-du-Rhône (333 cas), du Pas-de-Calais (349), du Var (314), de la Seine-Saint-Denis (314), de la Moselle (312), de Paris (310), du Nord (301), du Val-de-Marne (297), de la Somme (295), de la Seine-et-Marne (280), du Val-d’Oise (275), de l’Essonne (275) et de l’Oise (262). En dehors de l’hexagone, le département de Mayotte obtient un bien mauvais record : un taux d’incidence de 846 cas pour 100.000 habitants.

Pas de reconfinement national… pour l’instant

Un reconfinement national tel que la France l’a connu déjà à deux reprises semble exclu pour le moment. Jean Castex ne devrait pas annoncer de mesures en ce sens ce soir ni dans les prochains jours. Emmanuel Macron n’a d’ailleurs pas prévu de s’exprimer très prochainement.

Mais cette hypothèse ne doit pas être exclue pour les prochaines semaines. Hier, si Gabriel Attal rappelait bien que le gouvernement tentait de tout faire pour « éviter un confinement national », il concluait sa phrase par une nuance sonnant tel un avertissement : « sans certitude que nous y parviendrons ». De quoi laisser penser qu’un troisième confinement n’est plus tabou.

Franbuzz sur Facebook

Répondre