Contre les mesures sanitaires, Près de 114.000 manifestants ce samedi

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi dans plusieurs villes de France contre l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants. De Lyon à Paris, de Bordeaux à Marseille, de nombreux cortèges ont eu lieu.

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Près de 114. 000 Français ont manifesté samedi à Paris et dans d’autres villes pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « dictature sanitaire ». En déplacement dans le sud-ouest, le Premier ministre les a appelé à se montrer « solidaires ».

« Non au pass sanitaire, stop à la dictature », « Liberté », «  Macron dictateur »… C’est avec ces slogans que près de 114.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, ont manifesté ce samedi après-midi partout en France, de Marseille à Lille en passant par Montpellier et Paris, contre la vaccination contre le Covid-19 et le pass sanitaire étendu par le gouvernement.

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Le premier cortège, composé de quelques milliers de personnes, s’est élancé du Palais-Royal avant de traverser la Seine aux cris de « Liberté », « Non à la dictature sanitaire » ou « Macron démission ». En tête du cortège, où fleurissaient les drapeaux français, figuraient le président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan, l’ex-numéro 2 du Front national Florian Philippot, la députée ex-LaREM covidosceptique Martine Wonner, le chanteur Francis Lalanne ou encore l’ex-égérie « gilets jaunes » Jacline Mouraud.

« Je suis née au Portugal sous la dictature de Salazar, je veux pas qu’on revive ça », a dit Fernanda, 53 ans, soutien de Florian Philippot. « C’est le début de quelque chose d’extrêmement fort dans la résistance », a lancé ce dernier, désormais candidat à l’élection présidentielle de 2022, et qui s’efforce d’incarner la structuration des anti-pass sanitaire. Quelques tracts détournant l’étoile jaune avec la mention « pass sanitaire » étaient visibles.

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« Macron dictateur »

Dans le même temps, environ 1.500 personnes ont manifesté dans les rues du sud de la capitale, au sein d’un cortège disparate, précédé d’un cordon policier. Parti vers 14h30 du XIVe arrondissement, le cortège s’est dirigé vers le quartier de Jussieu, accompagné de banderoles comme « wanted République Française démocratie, disparue le 12 juillet 2021 », « non au pass sanitaire, stop à la dictature », et de slogans « Liberté », « Macron dictateur ». Enfin, quelques dizaines de personnes ont participé à un autre rassemblement, non autorisé, place de la République.

Des manifestations ont lieu dans de nombreuses autres villes de France, comme à Quimper (400 personnes), Perpignan (1.200), Clermond-Ferrand (1.700) ou Valence (2.300). A Dijon , la police a fait usage de gaz lacrymogènes et la circulation des tramways a été brièvement interrompue par des manifestants scandant « Liberté ! Liberté ! ». D’autres manifestations ont eu lieu à Lyon , Saint-Etienne, Roanne et Auxerre.

« Un abus de pouvoir sans précédent », selon Dupont-Aignan

Avant la manifestation, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a tenu une conférence de presse devant le Conseil constitutionnel. Il a dénoncé un « abus de pouvoir sans précédent » et un « coup d’Etat sanitaire », après les annonces d’Emmanuel Macron. Avec le pass sanitaire dans la vie quotidienne, c’est selon lui le « début d’un engrenage vers une dictature ».

Dans le même temps, environ 1.500 personnes manifestaient dans les rues du sud de la capitale, au sein d’un cortège disparate, précédé d’un cordon policier. Parti vers 14h30 du XIVe arrondissement, le cortège s’est dirigé vers le quartier de Jussieu, accompagné de banderoles comme « wanted République Française démocratie, disparue le 12 juillet 2021 ». « On est là pour les revendications des «gilets jaunes» et les restrictions des libertés. C’est pas une loi liberticide de plus qui nous fait sortir dans la rue. On a toujours été dans la rue », a déclaré le « gilet jaune » Jérôme Rodrigues. « Nous ne sommes pas du tout des anti-vaccins. On veut juste que chacun ait la liberté de se faire vacciner ou pas. Les tests PCR peuvent suffire et alors il faut les laisser gratuits », ont lancé Aurélie et Tiphaine, la trentaine, toutes les deux employées dans un centre commercial en région parisienne.

Enfin, quelques dizaines de personnes participaient à un autre rassemblement, non autorisé, place de la République.

D’autres villes concernées

Sur le Vieux Port de Marseille, ils étaient environ 4.250 selon la préfecture de police, pointant « les moutons » qui se font vacciner, les « mauvaises informations » données selon eux à la télévision. A Nice, environ 1.600 manifestants, gilets-jaunes, opposants au pass sanitaire, au vaccin obligatoire ou à la vaccination en général, défilaient depuis plusieurs heures dans le centre-ville. Dans la moitié ouest, la mobilisation semblait un peu moindre. A Bordeaux, la préfecture, qui avait pris une interdiction de manifester en centre ville, a dénombré 1.200 personnes ; les manifestants bloquant à certains endroits la circulation des trams et des voitures.

A Toulouse, la préfecture a dénombré 2.500 manifestants, tout comme à Metz, dont quelques « gilets jaunes » et blouses blanches sur les épaules. A Strasbourg, la manifestation a rassemblé 2.800 personnes (préfecture), où quelques personnes portaient une étoile jaune, a constaté un journaliste de l’AFP. A Nancy, ils étaient 1.200 au plus fort de la mobilisation. Quelque 400 personnes ont par ailleurs défilé dans la matinée à Quimper, 1.200 à Perpignan​, 1.700 à Clermont-Ferrand, 2.300 à Valence (Drôme). A Dijon, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et la circulation des tramways a été brièvement interrompue par des manifestants scandant « Liberté ! Liberté ! ». D’autres manifestations étaient en cours à Lyon, Saint-Etienne, Roanne ou Auxerre.

Avec AFP

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