Coronavirus : Des villes vont verser des primes de 700€ par mois pour les agents en première ligne

La ville de Paris va accorder une prime exceptionnelle à ses agents sur le terrain. Quelques communes ont déjà décidé de telles gratifications afin notamment de mobiliser leurs troupes. Un budget de 7,2 millions d’euros par mois.

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La mairie de Paris a décidé de remercier les agents de terrain, qui continuent de se mobiliser pendant la crise sanitaire. Ils recevront tous une prime de 35 € nette par jour, soit 700 € à la fin du mois. Cela concerne les éboueurs, le personnel des Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), les agents de sécurité ou encore les personnels qui accueillent les enfants des soignants. Une prime qui sera rétroactive pour tous les travailleurs, rapporte Le Parisien.

« Cette prime concernera tous ceux qui sont sur le terrain. Soit 4 000 agents de la Ville de Paris et 1 400 personnes qui travaillent au Centre d’Action Sociale de La Ville de Paris (Casvp) » explique Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la Ville de Paris. Ce bonus va représenter un budget de 7,2 millions d’euros par mois pour la mairie.

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La gratification exceptionnelle prendra effet rétroactivement, soit à partir du 16 mars, date du début du confinement national. Le coût total de la mesure est estimé entre 7,2 et 7,4 millions d’euros. « C’est une forme de remerciement et une belle gratification incitative », reconnaît M. Grégoire auprès des Échos.

« Un signal positif »

Il s’agit de « saluer le travail d’agents effectivement sur le terrain, dans des conditions très difficiles », abonde-t-on à la mairie d’Evreux, qui accordera une prime au mérite allant de 250 à 500 euros et « évaluée en fonction du temps de présence sur le terrain ». Entre 500 et 700 agents de la ville et de la communauté d’agglomération (personnels des Ehpad, police municipale, agents d’accueil, rippers chargés du ramassage des ordures ménagères …) seraient susceptibles d’en bénéficier.

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La Ville de Paris a également fourni « très tôt » du matériel de protection à ses employés sur le terrain. « Notre stock stratégique de plusieurs millions d’unités de masques a très vite été distribué. Et la commande de 5 millions de masques supplémentaires doit nous mettre à l’abri d’un risque de rupture », assure Emmanuel Grégoire.

D’autre villes ont également pris des initiatives identiques visant à encourager leurs salariés qui se trouvent au front. Par exemple, Mennecy dans l’Essonne leur donnera une prime de 1 000 euros net. « L‘immense majorité des collectivités » devrait faire la même chose, soutient Johan Theuret, président de l’Association des DRH des grandes collectivités.

Bons d’achat

A Mennecy, une ville de 14.000 habitants dans l’Essonne, la prime atteindra 1.000 euros net pour un mois de travail plein. La commune de Sérignan, près de Béziers, qui devrait accorder une prime du même ordre, veut faire coup double. « C’est évidemment une reconnaissance de l’implication de certains agents et d’une prise de risque », explique Frédéric Lacas, le maire. Mais « nous souhaitons que cette prime puisse aussi bénéficier au commerce local. C’est pourquoi nous voulons la distribuer sous forme de bons d’achat », ajoute-t-il. Alors qu’une vingtaine d’agents devraient être concernés, ce sont « quelques dizaines de milliers d’euros » qui pourraient être ainsi injectés dans le commerce local.

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