Coronavirus : Le gouvernement réfléchit à prolonger les vacances de février

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, affirme ce jeudi matin que la possibilité d’étendre les vacances de février, un temps exclue, est finalement à l’étude. Les décisions seront prises en fin de semaine.

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Invité sur France Inter ce jeudi matin, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement a indiqué que l’exécutif réfléchissait à un possible allongement des vacances de février pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Ajoutant que l’objectif est « d’ »avoir l’équilibre le plus juste entre un freinage de la circulation du virus et la vie des Français ».

L’objectif du gouvernement est « que les enfants puissent continuer d’aller à l’école » mais « rien n’est exclu », dont un allongement des vacances de février pour freiner l’épidémie du Covid-19, a indiqué jeudi son porte-parole Gabriel Attal.

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Tous les scénarios sont sur la table

L’hypothèse de prolonger les vacances d’hiver s’inscrit dans une étude de diverses pistes visant à empêcher la propagation du Covid-19, que le seul couvre-feu ne suffit pas à contrer. « On a toujours comme boussole, autant que possible, de permettre à nos enfants d’aller à l’école », fait savoir ce jeudi matin Gabriel Attal.

Toutefois, poursuit le ministre, au vu de l’émergence de variants du virus, « tous les scénarios sont sur la table, rien n’est exclu ». Par conséquent, « il est possible de réfléchir à allonger les vacances d’un côté ou de l’autre ». Les prochains congés scolaires doivent commencer le 6 février pour la zone A.

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Des décisions seront prises « en fin de semaine, après que nous ayons vu les effets du couvre-feu à 18 heures, précise Gabriel Attal. Les annonces, s’il doit y en avoir, évidemment seront faites rapidement. »

Les scientifiques votent pour

Prolonger sensiblement les vacances oui, mais la perspective de fermer les écoles stricto sensu pendant plusieurs semaines ne séduit pas le gouvernement. « Notre objectif reste que les enfants puissent continuer à apprendre », justifie Gabriel Attal. Invité de CNews ce jeudi, le professeur Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, n’est pas de cet avis. « La logique serait qu’on ferme toutes les écoles et qu’on ajoute un reconfinement total le week-end », estime ce dernier.

Santé mentale, violences intrafamiliales, économie… Bien des facteurs entrent en compte qui instillent du doute dans les choix qu’a à faire le gouvernement ces prochains jours. Une chose est sûre, « le couvre-feu à 18 heures ne suffit pas à faire descendre les chiffres, on doit aller plus loin », affirme, sur CNews, résume le professeur Deray.

Sur un possible reconfinement: « Rien n’est exclu »

Interrogé sur le climat anxiogène alimenté par un exécutif qui temporise sur un possible reconfinement, et sur les inquiétudes des parents d’élèves, Gabriel Attal a souligné que le gouvernement a « toujours comme boussole, autant que c’est possible, de permettre à nos enfants d’aller à l’école ». « Ça a toujours figuré dans nos priorités », mais avec l’émergence de variants du virus, « tous les scénarios sont sur la table, rien n’est exclu ».

Avec les vacances de février qui approchent, « il est évidemment possible de réfléchir à allonger les vacances d’un côté ou de l’autre. Mais notre objectif est que les enfants puissent continuer à apprendre », a-t-il ajouté. L’exécutif s’est encore accordé le temps de la réflexion mercredi avant d’éventuellement redonner un tour de vis face à l’épidémie, actant toutefois à l’issue du Conseil de défense que le couvre-feu à 18h00 « ne freine pas suffisamment » la propagation du virus.

Gabriel Attal a ainsi indiqué mercredi que « différents scénarios » sont à l’étude, qui vont « du maintien du cadre actuel », piste qu’il a jugée « peu probable », jusqu’à « un confinement très serré ». Il a défini jeudi celui-ci comme « un confinement qui a des effets suffisamment rapides et efficaces pour freiner davantage la circulation du virus ».

« On a systématiquement appris des différents confinements qu’on a eus en France, on en tire des enseignements à chaque fois », a-t-il confirmé. L’objectif est « d’avoir l’équilibre le plus juste entre un freinage de la circulation du virus et la vie des Français ».

Avec AFP

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