Crise sanitaire à l’école : nouvel appel à la grève ce jeudi 20 janvier dans les établissements scolaires

Après une mobilisation d’ampleur jeudi dernier, huit syndicats de l’éducation nationale appellent à un nouveau mouvement ce jeudi ainsi que le 27 janvier, pour réclamer plus que ce qui a été promis par le gouvernement.

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Plusieurs syndicats d’enseignants ont appelé dimanche 16 janvier à une nouvelle mobilisation contre le protocole sanitaire Covid-19 à l’école jeudi 20 janvier prochain. Ils souhaitent « des réponses fortes » face au « chaos » engendré par la crise sanitaire, et des investissements massifs dans l’éducation.

Après une mobilisation massive jeudi dernier, les profs remettent ça cette semaine. Le syndicat d’enseignants Snes-FSU a appelé dimanche à une nouvelle journée de grève ce jeudi 20 janvier pour protester contre le protocole de gestion du Covid-19 dans les établissements scolaires. La semaine dernière, plus de 38 % des enseignants étaient grève, d’après le ministère de l’Éducation.

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Ils ne comptent pas se démobiliser. Plusieurs syndicats de l’éducation nationale ont lancé un nouvel appel à la grève ce jeudi ainsi que le 27 janvier après une première journée d’action jeudi dernier. Dans cet appel commun aux personnels de l’éducation, publié ce dimanche, FSU, CGT Educ’Action, FO, Sud Éducation, FCPE, Voix Lycéenne, MNL, FIDL mettent en avant la réussite de la journée de mobilisation jeudi dernier.

« La grève des personnels et de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative a un impact fort, et (…) nous pouvons obtenir satisfaction sur nos revendications », font valoir les syndicats dans leur communiqué. Leur mobilisation de la semaine dernière, pour protester contre les protocoles sanitaires imposés dans les établissements scolaires, avait débouché sur plusieurs annonces du gouvernement. Les représentants syndicaux avaient été reçus par le Premier ministre, Jean Castex, ainsi que les ministres de la Santé et de l’Éducation.

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Vers une grève massive le 27 janvier

Estimant que les annonces faites par le premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale « ne sont pas suffisantes », le Snes-FSU demande notamment le report des épreuves de spécialités du baccalauréat prévues en mars. Il exige également que le gouvernement crée « tous les postes nécessaires pour assurer les remplacements » et dote les écoles et établissements « en matériel de protection en nombre suffisant ».

Le Snes-FSU assure que cette semaine de mobilisation « doit déboucher sur une grève massive le 27 janvier ». Celle-ci se fera au côté des salariés du privé et des autres agents du public, « confrontés eux aussi aux mesures d’austérité du gouvernement et du patronat ».

Le syndicat d’enseignants demande plus largement un plan d’investissement afin « d’augmenter le salaire des personnels » et « permettre des recrutements massifs et réduire les effectifs dans les classes ».

« Le chaos »

Pour ces organisations, le chaos engendré par la gestion de la crise sanitaire mérite des réponses fortes, au-delà des engagements pris par le Premier ministre et le ministre de l’Education nationale le 13 janvier.

Les enseignants et autres personnels de l’Education nationale, exaspérés par la valse des protocoles sanitaires liés au Covid-19, ont mené jeudi une grève d’ampleur, à l’issue de laquelle le gouvernement leur a promis 5 millions de masques FFP2 et des remplaçants, avec notamment le recrutement de 3 300 contractuels de plus et le recours aux listes complémentaires (candidats qui ont passé le concours et n’ont pas été recrutés, mais étaient bien classés).

Le gouvernement a aussi annoncé que les évaluations de « mi-CP » seraient reportées à un délai qui reste à définir, et qu’un éventuel report des épreuves de spécialités du bac, prévues en mars, serait étudié.

« Un besoin urgent d’investissement »

Estimant que ces annonces ne sont pas suffisantes, les syndicats appellent à immédiatement reporter les épreuves de spécialités, à annuler les évaluations de mi-CP, à créer tous les postes nécessaires pour assurer les remplacements, au-delà du recours aux listes complémentaires et à doter les écoles et établissements en matériel de protection en nombre suffisant, bien au-delà des volumes annoncés.

Ils estiment que l’école a aussi un besoin urgent d’investissement. Ils demandent un collectif budgétaire pour permettre des recrutements massifs et réduire les effectifs dans les classes, et appellent à augmenter les salaires des personnels.

Sud Éducation avait déjà appelé dès vendredi à la grève le 20 janvier, tandis que le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, avait indiqué qu’il y aurait des formes de mobilisation différentes dans les semaines à venir.

L’appel à la mobilisation pour jeudi est cependant moins large que pour le 13 janvier, les syndicats enseignants SE-Unsa, Snalc et Sgen-CFDT n’ayant cette fois-ci pas rejoint le mouvement.

D’autres modes d’action sont aussi préconisés pour jeudi, le SNUipp-FSU ayant notamment proposé aux personnels de se mobiliser partout devant leurs écoles lors de la pause méridienne en affichant + Mon école craque + et en diffusant les images de ce happening sur les réseaux sociaux.

Avec AFP

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