Des doses périmées du vaccin Pfizer injectées à 260 personnes dans la Loire

Au moins 250 personnes se sont vues administrer, ce mois-ci dans la Loire, des doses de vaccin Pfizer arrivées à expiration. Une centaine de collégiens sont notamment concernés, a précisé l’ARS, soulignant qu’il n’y avait aucun risque identifié pour la santé.

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Des doses de vaccin Pfizer contre le Covid-19 qui périmaient le 5 septembre ont été injectées, entre le 7 et le 21 septembre, à 260 personnes dans la Loire, notamment à des collégiens, selon une information de France Bleu mercredi. L’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes a publié dans la journée de mercedi un communiqué pour expliquer en détails la situation.

« Ce 21 septembre, l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes a été informée de l’utilisation, par des professionnels de santé, par erreur, de flacons de vaccins Pfizer plusieurs jours après leur date limite d’utilisation », écrit-elle.

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106 adolescents et 154 adultes concernés

Le lot de vaccins concerné avait été décongelé le 6 août dernier, ce qui signifie qu’il pouvait être injecté jusqu’au 5 septembre. En effet, une fois décongelé, le calcul de la « date limite d’administration suit la formule: Décongélation JJ/MM/AAAA => date limite d’administration JJ-1/MM+1/AAAA », explique la Direction Générale de la Santé dans un document.

Mais « une partie » des doses de ce lot de Pfizer ont cependant été injectées entre le 7 et le 21 septembre, « soit entre 2 et 16 jours après la date possible d’utilisation », écrit l’ARS.

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Les vaccins issus de ce lot ont été donnés à 106 adolescents de 12 à 17 ans (dont 76 vaccinés lors d’opérations en milieu scolaire) et 154 adultes dans plusieurs communes lors d’opérations « Aller vers », qui visent les personnes de plus de 75 ans n’ayant pas été vaccinées.

Les collèges concernés sont: Pilat et Saint Joseph à Bourg Argental, Fauriel, Jules Vallès et Marc Seguin à Saint Etienne, Jean Rostand à Saint Chamond et l’Astrée à Boën sur Lignon. Les communes concernées : Le Chambon-Feugerolles, La Ricamarie, Roche La Molière et Firminy.

Pas de risque, pas d’efficacité non plus

L’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes reconnaît « une erreur collective des professionnels », tandis que l’Agence nationale de sécurité du médicament assure que ces lots périmés ne présentent aucun risque pour la santé. En revanche, leur efficacité contre le Covid-19 n’est pas garantie.

Une erreur de traçabilité serait à l’origine de ce dysfonctionnement : ces doses ont été décongelées le 6 août dernier et la date d’injection courait jusqu’au 5 septembre, mais les dates n’auraient pas été reportées sur les flacons comme il est d’usage.

De nouvelles dates de vaccination ont été proposées aux parents des collégiens concernés. Un audit est en cours pour connaître les circonstances exactes de ce dysfonctionnement.

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