Elle ne peut plus payer son propre loyer, car son studio en location à Paris est squatté depuis deux ans (vidéo)

Depuis deux ans, une Parisienne est victime de squat de son appartement dont elle est propriétaire. Elle-même locataire, elle ne trouve plus de moyens de payer ses loyers, ne percevant plus d’argent de ce bien. Elle pourrait se retrouver à la rue.

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La propriétaire d’un studio situé dans le IXe arrondissement de Paris se retrouve dans une situation délicate. Elle comptait sur la location de ce dernier pour payer son propre loyer, mais le logement est occupé depuis deux ans par une squatteuse et son enfant.

La propriétaire comptait sur le loyer du logement pour pouvoir payer le sien. Proposé à la location pour 1 000 euros mensuels, cette somme lui permettait ainsi de s’acquitter du loyer de son propre logement, de 800 euros par mois.

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La propriétaire d’abord dans l’empathie

Une solution qui fonctionnait à merveille, jusqu’en 2019. Cette année-là, rapporte Le Parisien, le logement est vacant durant une courte période. Le précédent locataire quitte les lieux et laisse le studio vide. Tandis que la propriétaire recherche un nouvel occupant, une mère et son enfant s’installent dans le logement.

La propriétaire ne s’en aperçoit pas tout de suite, ce qui laisse le temps aux squatteurs de demeurer dans les lieux 48 heures, un temps qui ne permet plus de demander une expulsion immédiate. Depuis, la propriétaire fait tout ce qui est en son pouvoir pour tenter de les déloger, en vain.

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En novembre 2019, la propriétaire obtient toutefois gain de cause auprès du tribunal qui condamne la squatteuse à l’expulsion ainsi qu’au paiement de dommages et d’intérêts. Mais pour que les choses bougent enfin, il faut que le préfet ordonne la bonne application du jugement.


Source de vidéo: Le Parisien

Une loi qui protège les squatteurs

La squatteuse, qui est une mère seule avec un bébé, a été condamnée en novembre 2019 à quitter l’appartement par le tribunal de Paris selon une ordonnance du juge. Mais celui qui a le dernier mot est le préfet de police qui a le droit de refuser d’exécuter la sanction. La squatteuse étant la mère d’un enfant en bas âge, la loi la protégeait plus que la propriétaire.

En effet, la loi Dalo ne permet d’expulser cette mère de famille que dans le cas où elle retrouverait une solution de relogement viable. Pendant ce temps, la propriétaire est dans une situation financière qui ne lui permet plus de payer ses propres loyers, et son bailleur a lancé une procédure d’expulsion contre elle. « Ca fait peur de savoir qu’un escroc, comme elle, est protégé par les pouvoirs publics, alors qu’une victime comme moi ne l’est pas », a déploré la Parisienne.

Depuis plusieurs années, les affaires de squat mettent en évidence une atteinte au droit de propriété, ainsi qu’un certain laxisme de la loi. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les squatteurs sont bien souvent au courant des lois en la matière. Une législation qui s’avère être en leur faveur. En effet, la loi interdit aux propriétaires de récupérer immédiatement leurs biens, passé un délai de 48 heures.

S’ils outrepassent la législation, ils peuvent être poursuivis par les squatteurs et risquent même une sanction pénale plus lourde que ces derniers : trois ans de prison et 30.000 euros, contre un an de prison et 15.000 euros pour l’occupant illégal.

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