Emmanuel Macron exclut la réouverture rapide des boîtes de nuit : «Ce serait de la folie»

La réouverture des discothèques n’est pas pour tout de suite a expliqué Emmanuel Macron à un jeune qui l’interpellait sur le sujet vendredi sur le compte Snapchat du média en ligne Brut.

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« Ce serait de la folie de faire ça », a assuré le président de la République lors d’un échange sur Snapchat avec des jeunes diffusé samedi 5 décembre par Brut. « Cela va durer, je ne vais pas vous mentir, encore quelques semaines, voire quelques mois », a précisé le chef de l’Etat.

« La boîte de nuit, c’est pas le meilleur endroit »

« Je sais le sacrifice qu’on vous demande et à quel point c’est dur », lui répond Emmanuel Macron, mais « ce que l’on sait de ce virus, c’est qu’il se diffuse beaucoup quand on est dans des lieux fermés, proches les uns des autres, et qu’on chante, on parle fort, on mange, on fait des efforts,… La boîte de nuit, quand on a dit tout ça, c’est pas le meilleur endroit. »

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« Cela va durer, je ne vais pas vous mentir, encore quelques semaines, voire quelques mois », conclut-il dans cet échange enregistré en marge de l’interview-fleuve d’Emmanuel Macron par Brut vendredi.

Les restaurants, mais pas les bars et discothèques, pourront rouvrir à partir du 20 janvier à la condition expresse que c la période des fêtes de fin d’année ne (se soit) pas traduite par un rebond de l’épidémie », avait expliqué fin novembre le Premier ministre Jean Castex.

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Une réouverture avant l’été

L’État va prendre en charge le coût de dix jours de congés payés pour « les entreprises les plus lourdement impactées par la crise sanitaire », de divers secteurs tels que l’hôtellerie, la restauration, l’événementiel, les discothèques ou encore les salles de sport, a annoncé mercredi soir le ministère du Travail.

La profession espère de son côté une réouverture au plus tard « avant l’été », a commenté Patrick Malvaes, le président du Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL).

« Le problème, c’est qu’économiquement c’est très difficile, et psychologiquement aussi », a poursuivi Patrick Malvaes : « Il y a une grande détresse des jeunes, c’est très difficile d’avoir 20 ans en 2020 ».

Le SNDLL se veut représentatif des 1 600 discothèques, représentant 25 000 emplois.

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