Emmanuel Macron veut « doubler les policiers sur le terrain d’ici à 2030 »

Le chef de l’État s’exprimait ce lundi midi à Nice (Alpes-Maritimes) pour dresser le bilan sécuritaire de son quinquennat et esquisser les cinq ans à venir en cas de réélection. Il a annoncé ce lundi vouloir « doubler les policiers sur le terrain d’ici 2030 ».

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Lors de son déplacement à Nice, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 10 janvier vouloir « doubler les policiers sur le terrain d’ici 2030 », notamment par la suppression de tâches annexes et des réorganisations qui permettront de mettre « 3 000 agents de plus sur la voie publique ».

Ce premier déplacement du président depuis qu’il a affirmé la semaine dernière vouloir « emmerder » les non-vaccinés, intervient sur fond de violences contre les élus en faveur du pass vaccinal, comme l’agression dimanche d’un député LREM de Saint-Pierre-et-Miquelon, vivement condamnée par la classe politique.

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Le chef de l’Etat, donné à ce stade largement en tête des sondages au premier tour, doit « dessiner les contours » de la future loi de programmation et d’orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi) pour les années 2022-27.

« Nous devons œuvrer à la vie tranquille à laquelle tous nos concitoyens ont droit, nous n’y sommes pas encore (…) mais nous devons améliorer inlassablement les choses », a-t-il déclaré au début d’une séquence d’échanges avec des élus devant le futur « hôtel des polices » qui réunira les polices nationale et municipale dans un commissariat doté de technologies de pointe.

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Le chef de l’État, pas encore officiellement candidat à la présidentielle, a d’abord rappelé les actions conduites depuis son élection en 2017 comme la lutte contre le terrorisme ou celle contre le trafic de drogue. Il a aussi rappelé que « sur le territoire, nous avons créé, formé, déployé sur 10 000 postes » de policiers et de gendarmes. Le président a aussi annoncé son intention de « doubler les policiers sur le terrain d’ici à 2030 ».

Terrorisme, drogue et violences contre les femmes

Le Président estime que cela permettra de « dégager l’équivalent de 3500 policiers et gendarmes ». « Il n’y aura plus, a-t-il dit, à compter de 2023 un seul de ces personnels actifs dans les fonctions de contrôle administratif à nos frontières ou de gestion des centres de rétention administrative (CRA) ».

Selon des sources concordantes, par exemple, il n’y aura plus de policiers dans l’aéroport de Roissy ni dans celui d’Orly pour contrôler les passeports, mais des personnels administratifs. Il a ensuite exprimé le souhait de « construire notre sécurité du XXIe siècle ». Il veut notamment continuer de mettre l’accent sur les problèmes de terrorisme et de drogue, mais aussi de violences contre les femmes.

Pour lui, le « chemin » vers ce qu’il appelle la « vie tranquille » est toutefois « long ». « Je veux vous dire ma détermination pour œuvrer à cette vie tranquille à laquelle nos compatriotes ont droit. Nous n’y sommes pas ; le chemin est long, mais notre devoir et notre vocation, c’est de continuer à améliorer inlassablement les choses ». Pour appuyer son propos, il a pris l’exemple des « petits incivilités » qui ne sont pas « petites quand on les subit ».

En septembre, à Roubaix, lors d’un déplacement sur ce thème, le chef de l’État avait déjà évoqué ce doublement des effectifs sur la voie publique.

Avec AFP

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