Emmanuel Macron veut « un organisme indépendant » pour contrôler les forces de l’ordre

L’annonce devrait conclure le Beauvau de la sécurité ce mardi. Emmanuel Macron veut « un organisme indépendant » pour contrôler les forces de l’ordre.

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Emmanuel Macron veut un « contrôle indépendant » de l’action des forces de l’ordre, a fait savoir l’Elysée ce lundi. Le chef de l’Etat doit préciser les modalités mardi lors d’un déplacement à Roubaix, en réponse aux critiques récurrentes qui visent l’actuelle IGPN (police des polices).

Emmanuel Macron doit l’officialiser mardi lors d’un déplacement à Roubaix (Nord) : il veut « un contrôle indépendant de l’action des forces de l’ordre« , a fait savoir l’Elysée lundi. Le chef de l’Etat veut répondre aux critiques qui visent de façon récurrente l’actuelle IGPN (police des polices).

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Les modalités de ce « contrôle » n’ont pas été précisées pour l’heure. En avril dernier, le président de la République avait évoqué la création d’une « délégation parlementaire chargée du contrôle (des) forces de l’ordre« , à l’image de la délégation pour le renseignement.

Dans le département du Nord, Emmanuel Macron doit clôturer le Beauvau de la sécurité, une vaste concertation destinée à améliorer les conditions d’exercice du métier de policier, par une série d’annonces « substantielles« , ajoute-t-on du côté de l’Elysée.

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Les policiers en attente de « décisions », « pas des promesses »

À sept mois du premier tour de la présidentielle, les policiers attendent beaucoup du Beauvau de la sécurité qui doit se clore mardi. Le chef de l’Etat a choisi Roubaix, dans le Nord, le fief de Xavier Bertrand, candidat déclaré au scrutin l’an prochain et en tête dans les sondages du côté de la droite LR.

Dans un contexte de vives tensions sociales, la période électorale s’annonce propice aux représentants des policiers, forts d’un taux de syndicalisation de 80 à 90%, inédit dans la fonction publique. Ce Beauvau de la sécurité a été lancé pour apaiser la colère des fonctionnaires contre le chef de l’Etat. En pleine polémique après l’affaire Michel Zecler, un producteur de musique noir tabassé en novembre 2020 à Paris, Emmanuel Macron avait reconnu l’existence de contrôles au faciès et des violences de la part des policiers. Il avait annoncé également la mise en place d’une plateforme de signalement des discriminations.

Huit chantiers

Lundi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin réunira la dernière table ronde de cette vaste concertation, dont l’objectif affiché par l’exécutif était d' »_améliorer les conditions d’exercices des forces de l’ordr_e » et « consolider le lien avec les Français« , distendu au fil des manifestations souvent violentes ces dernières années. Au total, huit « chantiers » ont été ouverts, de la réponse pénale à l’encadrement, en passant par la formation, le contrôle, le maintien de l’ordre, le lien police/population, la captation de vidéos et les moyens, dernier thème discuté lundi.

Les syndicats attendent désormais « un vrai plan » pour la police avec une « enveloppe importante« , a prévenu Fabien Vanhemelryck au nom du syndicat Alliance). L’exécutif a promis de reprendre les conclusions du Beauvau pour l’élaboration d’une loi de programmation et d’orientation de la sécurité intérieure (LOPSI). Mais, comme l’a dit Gérald Darmanin, ce texte ne pourra être voté qu’après la présidentielle et les législatives et reste donc suspendu à une réélection d’Emmanuel Macron.

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