Face à la flambée des prix du carburant, il se rend au travail… en cheval pour faire des économies (vidéo)

Quand le carburant atteint des sommets à la pompe, chacun fait comme il peut pour alléger la facture. Tel ce jeune homme, qui a décidé de se rendre au travail… à cheval !

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Louis Geneix, un habitant de Lapte (Haute-Loire), a trouvé une solution pour lutter contre la flambée du prix du gazole. Le jeune homme de 21 ans a décidé de se rendre au travail à cheval une fois par semaine. Une initiative économique mais aussi écologique car le serveur cherche à réduire son empreinte carbone.

«C’est le prix du carburant qui a motivé mon choix», a expliqué à France 3, lundi 14 mars, cet habitant de Lapte, en Haute-Loire, âgé de 21 ans, serveur dans une brasserie  à Yssingeaux dans le même département, à une quinzaine de km de son domicile.

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«J’en étais à me demander si je pouvais aller travailler »

«En décembre, je faisais à peu près le mois avec 80 euros de gazole et là j’ai doublé, voire plus», a indiqué le jeune homme, qui touche 1.200 euros net par mois. «J’en étais à me demander si je pouvais aller travailler, voir si ça allait être rentable, avec les dépenses qu’on a pour s’y rendre.»

«Il y aussi une démarche écologique derrière tout ça, pour réduire notre empreinte», a-t-il ajouté. «Je le fais pour une raison valable. Les gens parlent beaucoup mais n’agissent pas», souligne-t-il.

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D’ordinaire, il lui faut 10 mn pour se rendre en voiture au travail. A cheval, il lui faut « un peu moins d’une heure« . Il le ferait plus souvent s’il ne travaillait pas la plupart du temps le soir en ce moment, expliquant ne pouvoir « pas rentrer de nuit à cheval ». Il envisage cependant de l’utiliser systématiquement « cet été » pour aller à son travail « au moins pour les services du midi ».

La jument attend patiemment la fin du service

Lorsque Louis Geneix sert les clients, Eole attend sagement sur une petite aire d’herbe juste à côté de la brasserie. « Je l’attache avec un seau d’eau et sa ration de granulés. Je jette régulièrement des coups d’œil pour voir si tout va bien. » Le cavalier tient à préciser qu’il ne met pas en danger sa jument. « Mon service commence généralement à midi et termine vers 15 h, donc Eole reste attachée trois heures environ. Lors de randonnées, l’été, elle le reste parfois toute l’après-midi. Donc il n’y a aucun risque. »

Le jeune homme ne sait pas encore combien d’économies il va réaliser en venant à cheval au travail. « Mais je suis sûr que cela va changer beaucoup de choses. » Outre l’aspect économique, il pense aussi à l’écologie. « C’est une façon de réduire mon empreinte carbone. Beaucoup de gens en parlent mais ne font rien de concret. Moi je troque ma voiture contre ma jument », glisse-t-il.

Intriguer et interpeller les gens

Lundi, son trajet à cheval n’a pas laissé indifférent. Plusieurs automobilistes l’ont interpellé pour le féliciter et saluer sa démarche. « Ils m’ont tous dit qu’ils trouvaient cette initiative top. Je ne m’y attendais pas. » Ses collègues étaient aussi un peu surpris. « On en avait déjà parlé entre nous pour rigoler mais ils ne pensaient pas que j’allais réellement le faire. Quand ils m’ont vu arriver sur mon cheval, ils n’en revenaient pas. »

Louis Geneix reçoit aussi de nombreuses sollicitations de médias. Son trajet insolite a notamment été repéré par France 3 Auvergne Rhône-Alpes« Il y a une grosse émulation et j’en suis content. Je voulais intriguer et interpeller les gens. Leur faire comprendre qu’il est possible de trouver des moyens alternatifs à la voiture. » Pour autant, il est conscient que tout le monde ne peut pas venir travailler à dos de cheval. « Je ne dis pas que c’est la solution idéale. Tout le monde ne peut pas se permettre de le faire pour différentes raisons. Mais d’autres alternatives existent. »

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