Fêtes illégales de Nouvel An : Près de 2500 teufeurs en Bretagne, plusieurs grosses soirées interrompues

Malgré le couvre-feu et l’interdiction de rassemblement, des fêtes illégales ont eu lieu pour le changement d’année : 120 personnes en Seine-et-Marne, 200 en Moselle, 300 à Marseille, et près de 2500 teufeurs dans une rave vers Rennes.

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Une vaste « rave-party » a lieu depuis hier à Lieuron, en Bretagne. Plus de 2000 personnes ont participé à la fête, annoncent les médias BFMTV et Ouest France. En tentant d’interrompre la soirée, des tensions ont éclaté entre les forces de l’ordre et les fêtards.

Près de 2500 teufeurs près de Rennes

Pour fêter le passage à la nouvelle année, environ 2500 personnes ont bravé le couvre-feu pour participer à une rave party à Lieuron en Ille-et-Vilaine. Après avoir joué au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, les fêtards se sont installés dans un hangar vide appartenant à une société de transport située à Lieuron, le long de la D177 entre Rennes et Redon, ont précisé France Bleu.

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« Les gendarmes du groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine ont tenté d’empêcher cette installation et ont fait face à la violente hostilité de nombreux teufeurs », précise la prefecture dans un communiqué publié ce vendredi midi.  Un véhicule de la gendarmerie a été incendié, trois autres dégradés et les militaires ont essuyé des jets de bouteilles et de pierres, occasionnant des blessures légères.

Des fêtards venus de toute la France et de pays voisins

Un important dispositif de gendarmerie est en place afin de sécuriser les abords du site et les axes de circulation, alors que la soirée est toujours en cours. Le préfet d’Ille-et-Vilaine a décidé l’activation du centre opérationnel départemental en préfecture afin de gérer l’événement. Par arrêté, il a interdit ce rassemblement festif musical non déclaré.

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En fin de matinée, quelques fêtards quittaient les lieux sous un soleil radieux, a constaté un journaliste de l’AFP. Parmi eux, cinq personnes originaires du département du Finistère (ouest), âgées d’une vingtaine d’années, habillées en noir et bonnet sur la tête. Deux sur cinq portent des masques.

Selon eux, il y a « deux hangars » et donc « deux ambiances » différentes pour cette fête « bien organisée » avec notamment des couvertures chauffantes à disposition pour lutter contre le froid. A cette fête, dont ils ont appris l’existence « par le bouche à oreille », « il y avait même des étrangers, des Espagnols et des Italiens », ont-ils expliqué.

Un peu plus loin « Jo », un des participants venu d’Alsace (est de la France), a expliqué qu’il a rejoint jeudi soir un point de rendez-vous sur le parking d’un centre commercial. Puis le convoi s’est dirigé vers Lieuron où les forces de l’ordre ont tenté de les empêcher de passer, usant selon lui de gaz lacrymogène.

Une grosse fête interrompue à Marseille

Une fête illégale rassemblant 300 personnes a été interrompue et dispersée par les forces de l’ordre dans la nuit de Nouvel An à Marseille et plus de 150 de ces fêtards ont été verbalisés pour violation du couvre-feu selon La Provence.

Les trois organisateurs présumés de cette fête, dans une salle des fêtes du 10e arrondissement, dans les quartiers est de Marseille, ont été interpellés et placés en garde à vue pour mise en danger de la vie d’autrui et travail dissimulé, a-t-on précisé du côté de la Procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens.

Au-delà des quelque 150 noceurs qui se sont vus infliger une amende de 135 euros pour infraction aux règles du couvre-feu, deux autres personnes ont été interpellées, l’une pour outrage à personnes dépositaires de l’ordre public et rébellion, l’autre pour rébellion et violences sur personnes dépositaires de l’ordre public, notamment avec arme.

Une fête clandestine rassemblant près de 500 personnes avait déjà été interrompue à Marseille, mi-décembre, dans les quartiers nord de la cité phocéenne. Il s’agissait du plus gros rassemblement illégal signalé dans le pays depuis le début de la crise du coronavirus.

Une free-party interrompue en Moselle

Une autre rave a également rassemblé 200 personnes sur un ancien site militaire près de Sarrebourg en Moselle raconte Le Républicain Lorrain. Les CRS ont interrompu la soirée et confisqué le matériel de sonorisation. Les participants ont été verbalisés à la sortie.

Une fête illégale à Chelle

En Seine-et-Marne, près de 120 personnes étaient en cours de verbalisation dans la matinée de vendredi, pour avoir participé à une fête illégale dans un hangar désaffecté de la zone industrielle de Chelles.

Quatre personnes, dont le vigile et le DJ de la soirée, ont été entendues en audition libre dans le cadre d’une enquête ouverte pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « travail dissimulé », a indiqué une source proche de l’enquête.

Avec AFP

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