France – Infirmier, ses voisins lui demandent de déménager pendant l’épidémie de coronavirus

Mercredi soir, en rentrant de son travail éreintant d’infirmier, un habitant de Lyon a découvert un mot sur sa porte.  Il a été interpellé deux fois par des personnes méfiantes à propos du coronavirus. Un voisin l’a notamment menacé de saisir le syndic de copropriété, rapporte Le Progrès.

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Rédigé par ses voisins, il lui demandait de prendre des décisions radicales car il y avait « de grandes possibilités (qu’il soit) infecté du virus » compte-tenu de son activité professionnelle.
Ainsi, il lui était réclamé « de ne pas toucher les éléments des parties communes ou mieux de déménager en attendant la fin de cette épidémie ».

Ailleurs également, le personnel médical reçoit des menaces, comme une infirmière de l’Essonne qui a découvert un message odieux sur le pare-brise de son véhicule, ou encore une étudiante en soins infirmiers, réquisitionnée pour travailler dans un hôpital de La Rochelle, qui s’est fait chasser de sa chambre par sa propriétaire.

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Axel Gambey, un autre infirmier de la région lyonnaise, a quant à lui rapporté des faits similaires à ceux vécus par Laurent Sauzède en publiant une photo d’un message scotché à sa porte le 24 mars, indiquant : « Étant infirmier, il y a des grandes possibilités que vous soyez infecté du virus. Nous vous demandons de ne pas toucher les éléments des parties communes ou mieux de déménager en attendant la fin de l’épidémie. Merci de penser à notre santé ! »

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Le 31 mars, M. Gambey a trouvé un autre message anonyme dans le hall d’entrée de son immeuble, lui demandant de déménager. Heureusement, cette fois, un autre voisin – qui, lui, a signé son mot – a pris sa défense sur la même feuille de papier : « Il travaille sûrement pour sauver des vies ou autres ! Quelle honte de poster ce message ! »

D’autres personnes décident quant à elles d’aider autant qu’elles peuvent le personnel soignant. Ainsi, une propriétaire de Rouen a décidé de loger des infirmières et aides-soignantes près de l’hôpital sans rien leur demander en retour.

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