Il faudra une 4e dose de vaccin à l’automne, selon le PDG de Moderna

Stéphane Bancel, le PDG de Moderna, a expliqué que la baisse dans la durée de l’efficacité de la dose de rappel, ou troisième dose, pourrait obliger les personnes à recevoir une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19.

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Dans le monde entier, le variant Omicron fait des ravages. Moins dangereux, mais beaucoup plus contagieux que le précédent variant Delta, la grande majorité des pays affichent des taux de contaminations exponentielles et quasi incontrôlables.

En parallèle, la campagne de rappel vaccinal bat son plein, en France, comme ailleurs sur le globe. Stéphane Bancel, le patron de Moderna, est revenu sur la nécessité de la troisième dose, ou dose de rappel, lors d’une conférence de Goldman Sachs, rapporte CNBC.

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Selon lui, celle-ci serait suffisante pour se protéger pendant l’hiver, mais « il croit toujours que nous aurons besoin de rappels à l’automne 2022 et après. Nous avons dit que nous pensons que ce virus ne va pas s’en aller. Nous allons devoir vivre avec ».

D’ailleurs, le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a également abondé en ce sens il y a quelques jours. Pour lui aussi, une quatrième dose devrait être nécessaire selon toute vraisemblance. Il apparaît qu’après plusieurs mois, l’efficacité du rappel baisse, comme ce fut le cas pour les deux premières doses du vaccin contre le Covid-19.

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Stéphane Bancel estime également que les personnes âgées, avec des comorbidités ou des maladies pourraient avoir besoin d’un rappel vaccinal annuel. Selon une étude de l’agence de santé britannique, le rappel vaccinal a une efficacité de 75% contre le virus deux semaines après l’injection. Celle-ci diminue dès quatre semaines : elle varie de 55 à 70% de la cinquième à la neuvième, puis entre 40 à 50% après la dixième.

Stéphane Bancel évoque également la question de l’immunité collective, avec la propagation éclair du variant Omicron. Sa contagiosité a pris tout le monde de court, même au sein du corps scientifique et médical.

Cette surprise laisse penser au PDG de Moderna qu’il pourrait y avoir d’autres mutations du virus, mais que « cela était impossible à prédire ». Ce dernier en appelle donc « à la prudence ».

Avec Agences

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