Kléony, battue à mort à 4 ans : Trente ans de réclusion pour le beau-père, quatre ans ferme pour la mère

Le beau-père de la petite Kléony, morte à Amiens en novembre 2018, comparaissait depuis lundi 21 juin devant la cour d’assises de la Somme.

publicités

Le beau-père de Kléony a été condamné vendredi à trente ans de réclusion criminelle pour les «actes de torture et de barbarie» qui avaient entraîné la mort de la fillette de quatre ans en 2018, des violences répétées sur ses frères et soeurs et le viol de l’aînée.

En 2018, Kléony, 4 ans, décédait des suites d’un traumatisme crânien grave, à Amiens. Accusé d’« actes de torture ou barbarie », le beau-père de l’enfant a été condamné à trente ans de réclusion devant les assises de la Somme. La mère écope de quatre ans de prison pour n’avoir ni dénoncé ni empêché le crime.

publicités

Un traumatisme crânien grave

Le beau-père est également condamné pour viol, tentative de viol et agressions sexuelles sur l’aînée de 14 ans. Sa peine de trente ans de réclusion a été assortie de vingt ans de sûreté. Retrouvée inconsciente vers minuit le 22 novembre 2018, après un appel de la mère, Kléony décède deux jours plus tard, victime d’un traumatisme crânien grave et couverte d’ecchymoses.

Le jour du drame, les policiers remarquent le visage tuméfié du frère et le bras plâtré d’une sœur. Immédiatement placés, les enfants racontent à leurs éducateurs, puis aux enquêteurs, les sévices réguliers infligés à tous par leur beau-père et le calvaire de Kléony.

publicités

Des coups avec un extincteur ou un balai

Selon les trois aînés, les violences avaient commencé peu après l’emménagement de Cédric R. au domicile familial à Amiens en janvier, s’intensifiant après leur déménagement à l’automne. Ils ont notamment relaté des coups de pied, de poing, avec des objets comme un extincteur ou un balai, des privations de sommeil et de nourriture, des projections au sol ou contre des murs.

D’après eux, Cédric R. avait battu Kléony dès le matin du 21 novembre, lui infligeant coups de poing au thorax, étranglements suivis de chutes violentes et douche froide. Il aurait tenté de l’enfermer dans la machine à laver. Déjà condamné à 18 reprises pour divers délits dont des violences sur mineur, Cédric R. était recherché par la justice au moment du drame.

« Les peines sont justes, proportionnées, même si les enfants espéraient une perpétuité pour lui. Ce qui était très important pour eux, c’est d’être reconnus en qualité de victimes. […] J’espère qu’ils pourront maintenant avancer », a réagi auprès de l’AFP l’avocate de la fille aînée, Me Caroline Jean.

« Dans ce dossier, on a une mère qui n’a pas su protéger ses enfants, alors qu’elle a eu de nombreuses fois l’opportunité de dénoncer, et un beau-père qui a été d’une violence inouïe, un véritable bourreau », a-t-elle ajouté. Julie V. « accepte la décision de la cour » et ne fera pas appel, a assuré son avocate Me Messaouda Yahiaoui. L’avocate de Cédric R. était injoignable dans l’immédiat.

Avec AFP

Franbuzz sur Facebook

Répondre