L’« indemnité inflation » de 100 € bloquée au Sénat, la majorité n’a pas dit son dernier mot

Imaginée pour répondre à la flambée des prix du carburant, « l’indemnité inflation » de 100 € proposée par le gouvernement a été bloquée au Sénat par la droite. Mais l’Assemblée nationale devrait la réactiver dans la suite du processus législatif.

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Annoncée par le Premier ministre au mois d’octobre face à l’envolée des prix des carburants, « l’indemnité inflation » établie à 100 €, devait être versée à 38 millions de Français. Mais le Sénat, dominé par l’opposition de droite, l’a retoquée. L’Assemblée nationale devrait rétablir le texte.

Une mesure à 3,8 milliards d’euros

La Haute assemblée avait adopté cette « indemnité inflation » par 145 voix pour, 30 voix contre (et 168 abstentions), dans le cadre du projet de loi de finances rectificative (PLFR). Salariés, indépendants, retraités, chômeurs, allocataires des minima sociaux, étudiants boursiers, percevant moins de 2 000 € par mois, devaient grâce à elle, percevoir une centaine d’euros pour notamment faire face à la flambée des prix du carburant. Le coût global de la mesure étant estimé à 3,8 milliards d’euros.

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Un dispositif mieux ciblé pour la droite

« Une mesure électoraliste qui cumule les inconvénients » a estimé l’opposition de droite. Le rapporteur général de la commission des Finances du Sénat Jean-François Husson (LR) dénonçait ainsi « son coût très élevé pour l’État ». Les Républicains se sont prononcés en faveur d’un autre dispositif jugé « mieux ciblé » avec un coût pour l’État ramené à 1,5 milliard d’euros. Ils préfèrent agir sur la prime d’activité et diverses allocations et dotations exceptionnelles.

La majorité présidentielle aura le dernier mot

Le groupe centriste s’est abstenu, de même que la gauche. « Tout le monde y va de son cadeau de Noël », a lancé Sophie Taillé-Polian pour le groupe écologiste, quand pour Pascal Savoldelli (CRCE à majorité communiste), « c’est la distribution des miettes ».

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Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a rappelé jeudi 18 novembre au matin sur LCI, que l’Assemblée nationale, tenue par la majorité présidentielle, aura « le dernier mot ».

Avec AFP

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