La maire de Paris Anne Hidalgo se déclare officiellement «candidate» à la présidentielle 2022

La maire PS de Paris a confirmé, ce dimanche 12 septembre, qu’elle se lançait dans la course à l’Élysée. Elle a officialisé sa candidature à Rouen. Dans un bref discours, elle a évoqué ses racines familiales et attaqué le bilan d’Emmanuel Macron.

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Anne Hidalgo est candidate à l’élection présidentielle. Après plusieurs mois de rumeurs, d’attente et de déplacements politiques ressemblant à une précampagne électorale, la maire socialiste de Paris a confirmé son intention de briguer l’Élysée en 2022, dimanche 12 septembre.

Elle a rendu visite à Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen, et a donné le coup d’envoi de sa campagne électorale depuis les docks de cette ville préfecture de la Seine-Maritime. Son ambition ? Rassembler la gauche et focaliser les débats sur les thèmes centraux qu’elle défend.

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« Aujourd’hui, je suis prête. C’est pourquoi, humblement, (…) j’ai décidé d’être candidate à la présidence de la République française. (…) Je suis candidate pour offrir un avenir à nos enfants, à tous nos enfants. »

Anne Hidalgo défend « les invisibles »

La maire socialiste de la capitale a l’intention de défendre tous ses autres chevaux de bataille (le droit des femmes, la mise en valeur des classes moyennes et populaires, les inégalités sociales, l’emploi, l’école…) à l’échelle de la France.

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« Je veux que tous les enfants de France aient la même chance que celle qui m’a été donnée », a affirmé la maire de Paris, qui a rappelé ses origines espagnoles et avoir choisi la nationalité française à 14 ans. « Je suis candidate pour offrir un avenir à nos enfants. À tous nos enfants », a-t-elle insisté.

Sa déclaration intervient trois jours avant la sortie de son livre Une femme française (éditions de L’Observatoire), où elle dévoile quelques-unes de ses priorités. Si elle est élue présidente au printemps 2022, Anne Hidalgo a l’intention de mettre son quinquennat aux services des « invisibles » – les soignants, les caissières, les enseignants, qui « font marcher la société » au quotidien, comme elle l’écrit dans son livre, et qui ont permis à la France de tenir le coup tout le long de la crise sanitaire.

« Le quinquennat qui s’achève, devait unir les Français, il les a divisés comme jamais. Il devait régler des problèmes sociaux, il les a aggravés. Il devait protéger notre planète, il a tourné le dos à l’écologie », a tancé la candidate socialiste dans une attaque contre le bilan d’Emmanuel Macron.

Macron en prend pour son grade

Lors de son discours, Anne Hidalgo n’a pas hésité à taper directement sur Emmanuel Macron, lui reprochant d’avoir trahi ses promesses électorales de 2017. « Le quinquennat qui s’achève devait unir les Français, il les a divisés comme jamais. Il devait régler des problèmes sociaux, il les a aggravés. Il devait protéger notre planète, il a tourné le dos à l’écologie », a-t-elle tancé. « Nous devons réinventer notre modèle français fragilisé par ces crises multiples », sanitaires, climatiques, a déclaré la candidate, affirmant vouloir rétablir « le respect » et l’unité du pays.

Elle a ajouté vouloir « commencer par mettre fin au mépris, à l’arrogance, au dédain, à la condescendance de ceux qui connaissent si mal nos vies, mais décident loin de nous, de tout, tout le temps, sans nous », décidée à se détacher de l’image parisianiste que lui collent ses opposants. D’ailleurs, poignée d’entre eux, bloqués derrière des barrières à quelques centaines de mètres, se sont fait entendre pendant son discours en brandissant une pancarte « Paris aujourd’hui, demain la France. Stop au saccage », en référence à la campagne à Paris dénonçant les travaux dans la capitale.

Image parisianiste

Elle a ajouté vouloir « commencer par mettre fin au mépris, à l’arrogance, au dédain, à la condescendance de ceux qui connaissent si mal nos vies mais décident loin de nous, de tout, tout le temps, sans nous », décidée à se détacher de l’image parisianiste que lui collent ses opposants.

Une poignée d’entre eux, bloqués derrière des barrières à quelques centaines de mètres, se sont fait entendre pendant son discours en brandissant une pancarte « Paris aujourd’hui, demain la France. Stop au saccage », en référence à la campagne à Paris dénonçant les travaux dans la capitale.

S’ajoutant à plusieurs autres candidatures à gauche, Anne Hidalgo est créditée de 7 à 9 % des voix selon les sondages.

Avec AFP

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