La mère et le beau-père de David, torturé et noyé à Nantes, condamnés à 28 ans de prison, rejugés

En novembre 2020, à Nantes, la mère et le beau-père du petit garçon avaient été condamnés à 28 années de réclusion criminelle. Ils avaient interjeté appel de ce verdict. Ils sont rejugés à partir de ce vendredi 24 septembre, devant la cour d’assises d’appel du Morbihan, rapporte Ouest-France.

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Moins d’un an après le verdict, c’est un nouveau procès qui s’ouvre, devant la cour d’assises d’appel du Morbihan cette fois. À partir de ce vendredi et pour six jours, la mère et le beau-père du petit David auront de nouveau à s’expliquer sur la mort de l’enfant de 8 ans, survenue en 2017 à Saint-Herblain près de Nantes.

Le 20 novembre 2020, devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, ils avaient tous les deux été condamnés à 28 ans de réclusion criminelle. La cour avait également prononcé le retrait de l’autorité parentale d’Eunice K., 30 ans et de Guy-Roland D., 36 ans, sur leurs deux et cinq autres enfants respectifs, dont un petit garçon né de leur union. Les accusés avaient fait appel de ces décisions.

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Eunice Krakou, la mère de David, et Lenoir Donatien, son beau-père. | JORIS LE DAIN

« Punition de la baignoire »

Accusés d’actes de torture et de barbarie ayant entraîné sa mort sans intention de la donner, ils avaient reconnu des violences régulières sur David depuis qu’ils l’avaient ramené de Côte-d’Ivoire où il avait grandi auprès de sa grand-mère.

Le 11 janvier 2017, David avait trouvé la mort à l’âge de 8 ans. Le petit garçon, était arrivé en France cinq mois plus tôt, après que sa mère, Eunice Krakou, l’a fait venir pour vivre à Saint-Herblain avec elle et son compagnon, Lenoir Donatien.

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Le jour du drame, David avait été puni en rentrant de l’école, parce qu’il avait demandé à manger à un inconnu dans la rue. Dans l’intimité de l’appartement familial, de nombreux sévices avaient été infligés au petit garçon avant qu’il soit conduit dans la salle de bains pour y subir le « supplice de la baignoire ». L’enfant y était mort, pieds et poings liés, à 16 h 43.

Verdict attendu le 1er octobre

Est-il mort noyé d’épuisement ? Sa tête a-t-elle été maintenue sous l’eau ? Si oui, qui de son beau-père ou de sa mère a effectué le geste meurtrier ? Ni l’instruction, ni le premier procès n’avaient permis de répondre à cette question.

Ce procès en appel tentera de lever les épaisses zones d’ombre qui règnent toujours autour de cette affaire. Et notamment le rôle respectif qu’a joué chacun des deux parents juste avant le décès du petit garçon.

Avec Agences

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