La vaccination contre le Covid-19 «sera gratuite pour tous», assure Jean Castex – 1 million de personnes seront vaccinées en priorité en janvier

La vaccination contre le Covid-19 sera gratuite pour tous, a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex, précisant que le gouvernement a budgété à cette fin 1,5 milliard d’euros dans le budget de la sécurité sociale pour 2021.

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Le gouvernement détaille son plan de vaccination contre le Covid-19 lors d’une conférence de presse, ce jeudi à 18h. Le Premier ministre Jean Castex sera accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran, de la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, et du secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes Clément Beaune.

Le Premier ministre a affirmé mercredi que la France a déjà « pré-commandé de quoi vacciner 100 millions de personnes ». Les résidents des Ehpad et certains personnels soignants seront priorisés, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS). Une campagne de vaccination grand public pourrait ensuite être lancée entre « avril et juin » a pour sa part annoncé Emmanuel Macron qui avait assuré, lors de son allocution le 24 novembre dernier, qu’elle ne serait pas obligatoire.

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Grâce aux commandes prises au niveau européen, « la France disposera d’un potentiel de 200 millions de doses, ce qui permettrait de vacciner 100 millions de personnes » puisque le vaccin nécessite à ce jour 2 injections à quelques semaines d’intervalle.

Pour s’assurer de la gratuité, le gouvernement a budgété à cette fin 1,5 milliard d’euros dans le budget de la sécurité sociale pour 2021.

«La France est aujourd’hui le pays d’Europe où la baisse de la pression épidémique a été la plus forte et la plus rapide» , s’est félicité Jean Castex en préambule. Mais «le niveau de circulation du virus et le nombre de personnes en réanimation restent supérieurs à ce qu’ils étaient au mois de mai, lors du déconfinement », a rappelé le chef du gouvernement.  «Nous ne sommes pas encore venus à bout de ce virus », a-t-il prévenu recommandant de limiter à six adultes le nombre de convives à table, sans compter les enfants, pour les fêtes de fin d’année.

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Une stratégie de vaccination en trois étapes

« L’arrivée du vaccin est une étape très importante dans notre combat collectif contre l’épidémie », a salué le Premier ministre. «Le début de la vaccination est désormais une question de semaines », a-t-il assuré. « La France disposera d’un potentiel de 200 millions de doses », ce qui permettra de vacciner « 100 millions de personnes », le vaccin nécessitant « deux injections à quelques semaines d’intervalle » a ajouté le chef du gouvernement.

« Le choix des personnes qui devront être vaccinées en priorité » incombe à la Haute Autorité de santé (HAS) dont le gouvernement compte respecter les recommandations rendues publiques en début de semaine a en outre indiqué Jean Castex. Le gouvernement prévoit une campagne en trois étapes. Un million de personnes vulnérables devraient ainsi être vaccinées dès janvier. 10.000 établissements accueillant des personnes âgées tels que les Ehpad vont notamment être livrés en vaccin Pfizer/BioNTech a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran.

14 millions de personnes jugées fragiles du fait de leur âge ou de leurs pathologies pourront être vaccinées en février, puis l’ensemble de la population, au printemps. 

La campagne de vaccination commencera avec les deux vaccins qui seront disponibles au mieux aux derniers jours de décembre, sinon à partir de janvier, après autorisation des autorités de santé européenne et française, le vaccin Pfizer/BioNtech et le vaccin Moderna,

Une vaccination « gratuite pour tous »

En Europe, « les prix sont les mêmes pour tous les pays, les vaccins livrés à chaque pays arrivent au même moment et pour des quantités fixées au pro rata des populations de chaque Etat. Soit 15% pour la France.» « La vaccination sera gratuite pour tous » a assuré Jean Castex précisant que le gouvernement a budgété 1,5 milliards d’euros pour 2021.

La stratégie vaccinale sera présentée au Parlement au cours du mois de décembre par souci de « transparence », « dans le cadre d’un débat prévu par l’article 50-1 de la Constitution », qui peut impliquer un vote mais n’engage pas la responsabilité du gouvernement.

« Pour que cette vaccination soit efficace, il faut établir la confiance » a souligné Alain Fischer, médecin spécialiste en immunologie, chargé de la campagne de vaccination. « L’ensemble des professionnels de santé doivent être eux-mêmes convaincus, la société civile, et on a absolument besoin de nos collègues universitaires et scientifiques.»

Sources: francebleu.frfrance24

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