L’abandon d’animaux pourraient être plus durement sanctionné, jusqu’à trois ans d’emprisonnement

L’abandon d’animaux de compagnie pourrait être plus durement sanctionné, jusqu’à trois ans d’emprisonnement, a fait savoir, lundi, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, en détaillant le plan gouvernement de protection des animaux de compagnie.

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« Je souhaite que nous puissions renforcer les sanctions en cas d’abandon », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse en ligne. « L’abandon est un acte de maltraitance », a insisté le ministre, et le gouvernement souhaite durcir les sanctions à « trois ans d’emprisonnement dès lors que ces actes de maltraitance ont été identifiés et démontrés ».

Un « certificat de sensibilisation » pour les futurs propriétaires

Le gouvernement a mis sur pied ce lundi un plan pour lutter contre l’abandon des chiens et des chats, estimés à 100 000 par an, si ce n’est plus. Ainsi, pour lutter contre les achats compulsifs, un « certificat de sensibilisation » devra être signé avant tout achat d’un animal, pour rappeler les obligations de soins, de vaccination et les coûts liés à la possession d’un animal.

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Un fascicule sera diffusé dans les écoles élémentaires pour sensibiliser les enfants, a poursuivi le ministre. Concernant les points de vente ou d’adoption d’animaux, le gouvernement n’a pas suivi la proposition du député Loïc Dombreval de réserver cette vente aux éleveurs professionnels et amateurs agréés et aux refuges. « Quand vous allez dans une animalerie, vous avez un projet », a fait valoir Julien Denormandie.

Un accord avec leBonCoin pour les ventes sur Internet

Une charte d’encadrement a été conclue avec la plateforme. Les annonces concernant les chiens et les chats précisent le numéro d’identification de l’animal, son âge, sa race, s’il est vacciné… Facebook n’est pas concerné.

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Une aide pour les personnes défavorisées

Le gouvernement souhaite également aider les personnes défavorisées à soigner leurs animaux en consacrant quatre millions d’euros pour la médecine vétérinaire solidaire.

Des sanctions

Un décret rendra le défaut d’identification des chats sanctionnables, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Les gardes champêtres et les policiers municipaux pourraient être habilités à faire des contrôles, a encore indiqué le ministre.

avec AFP