Le buste de François Mitterrand vandalisé à coups de marteau dans la Sarthe

À Coulaines (Sarthe), le buste de François Mitterrand, installé depuis 2016 dans le parc éponyme, a été vandalisé à coups de marteau, le 17 mars. La municipalité a déposé plainte.

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Trônant depuis 2016 dans le parc du même nom à Coulaines, près du Mans (Sarthe), le buste de François Mitterrand a été endommagé avec un marteau. Le nez de la statue a été brisé à coups de marteau et la plaque commémorative a été dégradée, apprend-on sur la page Facebook du maire Christophe Rouillon.

Le maire a récupéré une tête de marteau sur les lieux

« En colère » contre cet acte, l’édile a déposé plainte auprès du commissariat, selon nos confrères du Maine libre. Il a notamment transmis aux forces de l’ordre la tête du marteau, retrouvée sur place. « Avec un peu de chance on trouvera les empreintes de l’auteur ! », écrit-il sur les réseaux sociaux.

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A deux pas du poste de police

Pour transmettre cette potentielle preuve du délit, l’édile de Coulaines n’aura pas à aller bien loin. Le poste de police nationale se trouvant à quelques pas du parc où l’acte de vandalisme a été commis.

Sur le photos, on peut effectivement constater que le nez a volé en éclats. La plaque de plexiglas est, elle-aussi, mal en point.

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Ce buste a été inauguré en novembre 2016 en présence du fils de l’ancien président de la République, Gilbert Mitterrand.

Série de dégradations

L’année dernière, une vague de dégradations de monuments a frappé les États-Unis et l’Europe, notamment la France. Des statues de Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon 1er, de Pierre Belain d’Esnambuc, qui a conduit l’installation de la colonie française en Martinique en 1635, de Victor Schoelcher, qui a décrété l’abolition de l’esclavage le 27 avril 1848 ou encore certaines du général de Gaulle ont été vandalisées.

Des dégradations qui ont eu lieu après la mort de Georges Floyd et sur fond des manifestations qui s’en sont suivies.

Des actes sanctionnés par la loi

Selon la législation françaises, les actes de vandalisme, en fonction de leur gravité, sont passibles d’une amende qui peut aller jusqu’à 30.000 euros d’amende et de deux ans d’emprisonnement. En cas de cumul de circonstances aggravantes (par exemple la destruction d’un bien culturel dans un musée), l’auteur risque jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende.

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