Le chien d’un promeneur tué par un tir lors d’une partie de chasse

Le chien d’un promeneur a été tué d’une balle par une chasseuse qui participait à une battue dans la forêt de Rabouillet dans les Pyrénées-Orientales. L’auteure du tir mortel aurait confondu le chien avec un chevreuil.

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Le chien d’un promeneur a été tué le 1er octobre à Rabouillet, dans les Pyrénées-Orientales, lors d’une battue de chasse. Le promeneur a porté plainte, mais dit avoir été pris en charge par l’association de chasse rapporte L’Indépendant.. « C’est impardonnable », réagit de son côté le président de la fédération de chasse.

Ce samedi 1er octobre, dans la matinée, un promeneur part dans la forêt de Rabouillet, pour aller chercher des champignons. Il emmène Ïoda, son chien, un malinois de 10 ans. Alors qu’ils sont dans les bois, il entend un coup de feu : « C’était très fort. J’ai vu mon chien s’effondrer. J’ai crié pour éviter que les tirs ne continuent ».

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Le chien meurt presque sur le coup. Par son témoignage, le promeneur ne veut pas jeter l’opprobre sur les chasseurs, mais alerter : « Ça fait partie des règles de chasse, on identifie correctement la cible avant de tirer. La personne qui a tiré a cru que mon chien était un chevreuil ».

Alertés, les autres chasseurs de la battue ne tardent pas à arriver : « Ils étaient vraiment désolés pour moi. Ils m’ont pris en charge de suite, ont appelé eux-mêmes les gendarmes. J’ai été agréablement surpris, le président de l’association de chasse de Rabouillet m’a traité avec compassion », explique-t-il.

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« C’est impardonnable »

Selon le propriétaire du chien, les chasseurs ont eux-mêmes appelé les gendarmes. Jean-Pierre Sanson, le président de la Fédération de chasse des Pyrénées-Orientales, a qualifié l’acte d’« impardonnable ». « Les consignes de battue ont été données correctement. On ne peut pas accepter que ce genre de choses arrivent » ; a-t-il indiqué à L’Indépendant.

D’après lui, l’association de chasse dont dépend l’auteure du tir a déposé une demande de suspension définitive de son permis de chasse auprès de la préfecture. Le maître du chien, lui, a porté plainte à la gendarmerie ce lundi.

« C’est impardonnable », réagit de son côté Jean-Pierre Sanson, le président de la fédération départementale de chasse. « Tout avait été respecté pour la battue, l’enceinte était correctement balisée ». C’est selon lui un défaut d’identification formelle de la cible qui est la cause de la mort de Ïoda. « Mais cela aurait pu être quelqu’un en train de se pencher pour ramasser des champignons, on ne peut pas laisser passer ce genre de faute », martèle-t-il. C’est la préfecture qui devra trancher concernant la sanction envers la chasseresse.

Avec Agences