Le gouvernement va supprimer la redevance audiovisuelle dès 2022

Cette redevance de 138 euros, payée par les ménages possédant une télé, rapporte plus de 3 milliards d’euros net par an affectés à l’audiovisuel public.

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Le gouvernement souhaite supprimer la redevance audiovisuelle dès cette année, dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages, selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi.

C’était une promesse de campagne du candidat Macron

Durant la campagne présidentielle, cette mesure avait été décidée afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Chaque année, ceux qui possèdent un téléviseur doivent payer une redevance de 138 euros. Cet impôt rapporte tous les ans plus de 3 milliards d’euros nets. Il permet de financer les chaînes de TV et de radio du secteur public, comme France Télévisions, Radio France, Arte ou France Médias Monde.

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Emmanuel Macron n’était pas le seul à avoir fait cette promesse. Les candidats Valérie Pécresse (LR), Marine Le Pen (RN) et Éric Zemmour (Reconquêtes) avaient également annoncé leur intention de supprimer la redevance.

3 milliards d’euros nets par an

« La contribution à l’audiovisuel public sera supprimée de manière pérenne dès cette année et le financement de l’audiovisuel public sera assuré dans le respect de l’objectif à valeur constitutionnelle de pluralisme et d’indépendance des médias », indique le gouvernement, dans la retranscription d’une communication du ministre de l’Economie Bruno Le Maire lors du Conseil des ministres.

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La suppression de la redevance de 138 euros, payée par les ménages possédant un téléviseur et qui rapporte plus de 3 milliards d’euros nets par an, est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Même sort que la taxe d’habitation

Avant l’élection, il avait jugé sa disparition « cohérente » avec la suppression de la taxe d’habitation, qui est collectée en même temps que la redevance. A Bercy, on confirme que « l’objectif » est en effet d’entériner cette suppression « en 2022 », via le projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui sera présenté après les élections législatives de juin.

« Dans le cadre de la campagne présidentielle, le PR a pris un certain nombre d’engagements sur la question du pouvoir d’achat. Un PLFR sera présenté pour traduire ces engagements dans le quotidien des Français », a aussi déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, citant notamment « la suppression de la contribution à l’audiovisuel public ».

Quelques craintes

Durant la campagne présidentielle, l’annonce de la disparition possible de la redevance avait fait naître des craintes sur un risque de perte d’indépendance des médias audiovisuels publics vis-à-vis de l’État. À l’époque, le gouvernement avait tenu à rassurer. «On a besoin d’un audiovisuel public fort dans un contexte de désinformation, dans un contexte où les géants du numérique font circuler des informations qui ne sont pas toujours sourcées, on a besoin d’un audiovisuel public parce qu’il participe aussi à la création française», avait indiqué son porte-parole Gabriel Attal sur France Inter, avant d’ajouter: «on va continuer à le financer, à garantir ses moyens, son indépendance».

Il n’est pas certain que les craintes soient éteintes pour autant dans la mesure où le mécanisme qui doit remplacer la redevance TV afin de financer l’audiovisuel public n’a pas encore été précisé. Cette question a été au cœur d’une mission de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac), mandatée en octobre dernier par l’exécutif.

Avec AFP

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