Le père qui s’est jeté depuis le sommet d’une tour avec son bébé venait d’en perdre la garde

Haja R., 41 ans, professeur d’histoire-géographie dans un lycée, avait pourtant indiqué qu’il respecterait la décision du tribunal. Il n’avait pas d’antécédents judiciaires, ni d’antécédents psychiatriques.

publicités

L’habitant du pays de Gex (Ain) qui a tué son enfant de 20 mois en le jetant du balcon d’un immeuble de Montargis (Loiret) avant de sauter à son tour et de succomber, jeudi 11 mars, s’était vu retirer la garde de l’enfant la veille, a révélé vendredi le parquet de la ville.

Le es faits se sont déroulés jeudi 11 mars. Un Aindinois, résidant dans le Pays de Gex, âgé de 40 ans, s’était donné la mort en sautant du 10e étage d’une tour d’immeuble de Montargis (Loiret) après avoir tuer son enfant en le jetant dans le vide. La décision avait été prise au tribunal de Bourg-en-Bresse.

publicités

Après une audience le 2 mars, un juge des enfants du tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse avait décidé le 10 mars de confier la garde de l’enfant à la mère, a indiqué le procureur de la République de Montargis, Loïc Abrial.

« Cette audience avait fait ressortir, selon les mots du juge, que le jeune Simon était pris dans un conflit familial extrême. (…) Dans sa décision, le juge a considéré que le père, chez qui l’enfant résidait jusque-là, prenait des décisions qui étaient contraire à l’intérêt supérieur de cet enfant », a détaillé Loïc Abrial.

publicités

Le père, Haja R., né en 1980 et professeur d’histoire-géographie dans un lycée, avait indiqué « non seulement lors de l’audience, mais également à la suite du rendu de cette décision, et dans les échanges avec la mère, qu’il acceptait cette décision ». Haja R. a ensuite différé la remise de l’enfant à la mère, prétextant que son fils était « légèrement souffrant». Il a quitté son domicile dans l’Ain, prenant la direction du quartier du Grand-Clos à Montargis, où il avait passé son enfance et son adolescence.

«Un mail intitulé Adieu, pardon, merc

A son arrivée, Haja R. « est monté avec l’enfant qui se trouvait dans un porte-bébé qu’il portait sur lui ». « Au dixième étage, il a frappé à la porte d’une occupante, a demandé à rentrer dans l’appartement au prétexte qu’il avait vécu plusieurs années auparavant, à cet endroit et qu’il souhaitait prendre des photos », a raconté Loïc Abrial.

« La locataire l’a laissé entrer (…) Il a, à 13h41 très précisément, envoyé un mail intitulé Adieu, pardon, merci à la mère de l’enfant et à plusieurs membres de sa famille. L’enfant aurait été sorti du porte-bébé et jeté dans le vide avant que Monsieur R. ne saute lui-même. »

L’enquête est menée pour assassinat, « tous les éléments permettent de penser que Monsieur R. avait prémédité son geste », selon le parquet. « Jusqu’à ce conflit familial, qui a conduit à des dépôts de plainte de part et d’autre, il n’avait pas d’antécédents judiciaires », ni d’antécédents psychiatriques, a précisé Loïc Abrial.

Franbuzz sur Facebook

Répondre