Le vaccin anti-Covid peut entraîner un gonflement bénin des ganglions sous l’aisselle

Aux Etats-Unis, des cas de gonflement des ganglions lymphatiques situés sous l’aisselle après une vaccination anti-Covid-19 ont été observés. Ce symptôme, repéré lors des essais thérapeutiques, ne doit pas être confondu avec un signe de cancer, alertent des médecins dans le New York Times.

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C’est un nouveau potentiel effet secondaire lié aux vaccins contre le Covid-19. Plusieurs radiologues américains ont constaté une augmentation des gonflements des ganglions lymphatiques sous les aisselles sur les mammographies, chez des patientes ayant reçu une première dose de vaccin, rapporte le site d’informations The Hill. Ils affirment que ces apparitions prévisibles ne sont pas préoccupantes.

Ce gonflement est survenu chez 11,6 % patients après la première dose lors des tests du vaccin Moderna, et 16 % après la seconde. Dans le cas du vaccin Pfizer/BioNTech, cet effet secondaire a été repéré chez 0,3 % des patients. Cet effet secondaire apparaît généralement sous l’aisselle ou près de la clavicule, du côté où le vaccin a été injecté. Ce symptôme, qui découle d’une réaction normale du système immunitaire, a déjà été observé lors de vaccination contre la grippe ou contre les infections à papillomavirus.

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Un gonflement qui dure entre un et dix jours

Cet effet secondaire probable était d’ailleurs connu des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies. Dans leurs rapports sur les vaccins Moderna et Pfizer, datant du mois de décembre, il est noté qu’un gonflement des ganglions lymphatiques était «plausiblement lié au vaccin» et était présent le plus souvent dans les régions du bras et du cou deux à quatre jours après la vaccination. Le gonflement avait tendance à durer en moyenne un à deux jours pour le vaccin Moderna et environ dix jours pour le vaccin Pfizer.

Ce phénomène pourrait être observé en France, où les deux vaccins sont autorisés. Afin d’éviter les frayeurs et examens inutiles, la Société d’imagerie mammaire a préconisé aux professionnels de santé, dans un avis publié en janvier, de demander aux patients leur statut vaccinal et de noter la date et le bras qui a reçu le vaccin.

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Elle recommande également aux femmes de prévoir un dépistage annuel de routine avant de se faire vacciner contre le Covid-19. Si la première dose de vaccin a déjà été injectée, il est préférable d’attendre au moins quatre à six semaines avant de réaliser la mammographie.

Repousser l’examen de quelques semaines

Le problème, c’est que ces ganglions gonflés sont visibles lors d’une mammographie ou d’un scanner thoracique et peuvent être pris pour un cancer. « J’ai surtout envie de faire passer le mot à tous les patients sous surveillance après un traitement réussi du cancer. J’imagine leur angoisse », a déclaré le Dr Constance D. Lehman, du Massachusetts General Hospital. Selon elle, les centres de radiologie doivent demander aux patients s’ils ont été vaccinés récemment et dans quel bras avant de réaliser des examens.

Pour ne pas fausser le diagnostic, les médecins conseillent d’attendre quatre à six semaines après la deuxième injection du vaccin, si cela est possible sans causer de retard de soin ou de diagnostic, pour prévoir un examen radiologique. Les personnes qui souffrent d’un cancer du sein peuvent être vaccinées du côté opposé à la tumeur, conseille le Dr Lehman, qui suggère également d’injecter le vaccin dans la cuisse.

Au total, plus de 70 millions de piqûres ont déjà été réalisées aux Etats-Unis. Mais pour le moment, seuls 6,8 % des Américains ont reçu les deux doses nécessaires à l’immunité maximale conférée par les deux vaccins déjà autorisés, qui utilisent la technique de l’ARN messager.

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