L’enquête s’oriente «de plus en plus vers l’identification» de Lucas Tronche

De nouveaux objets appartenant à Lucas Tronche, ont été retrouvés ce vendredi.

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Les enquêteurs ont découvert, ce vendredi, à Bagnols-sur-Céze (Gard), de nouveaux objets, qui appartiennent à Lucas Tronche : un blouson et une montre, a indiqué le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel. Selon le magistrat, il est « quasiment certain » que ces affaires sont à cet adolescent, disparu en 2015.

Par ailleurs, de nouveaux ossements ont été retrouvés dans la même zone. C’est ici, sur une falaise, que des restes humains, des débris de vêtements et un sac à dos, probablement celui de Lucas Tronche, ont été retrouvés jeudi. Dans le sac à dos, apprend-on ce vendredi, il n’y a pas de maillot, ni de serviette. Alors que l’adolescent, au moment de sa disparition, devait se rendre à un cours de natation, où il n’est jamais allé.

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Des chaussures ont aussi été retrouvées

Des chaussures, « des tennis », ont également été découvertes. « Il n’est pas certain que ce soit celles portées par Lucas Tronche, des vérifications vont être faites, a indiqué le procureur de Nîmes. Sa mère ne les a pas reconnues formellement. » Les enquêteurs vont notamment s’attarder à vérifier s’il s’agit bien de chaussures de la pointure de l’adolescent. Mais, « un adolescent, ça grandit vite », a noté Eric Maurel. Au domicile familial, Lucas Tronche « possédait des chaussures de plusieurs pointures ».

Quant aux restes humains, ils vont être soumis à des analyses. Mais l’enquête s’oriente « de plus en plus vers l’identification de Lucas Tronche », a précisé le procureur. « Les expertises médico-légales et les prélèvements génétiques nous permettront de nous assurer que nous sommes bien en présence des ossements » de l’adolescent.

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Une zone « escarpée »

Bien que la zone, où il se rendait souvent avec son père, ait déjà été ratissée, jusqu’à jeudi, aucun indice n’avait été découvert. Jeudi après-midi, le procureur de Nîmes expliquait que ce lieu, situé à environ 1 km de la maison où vivaient Lucas Tronche et sa famille, « est particulièrement escarpé. C’est une falaise, à pic, d’environ 50 à 60 mètres de haut. Ce qui explique que ces éléments n’aient pas pu être découverts jusque-là. »

Les sapeurs-pompiers ont dû « déboiser la zone » pour y accéder « par la base de la falaise et créer un cheminement », a indiqué Eric Maurel. En revanche, « sur les hauteurs, il y a des sentiers de chasseurs, qui permettent d’accéder sur la falaise », mais les indices découverts étaient « à mi-falaise, donc inaccessibles » sans le renfort des sapeurs-pompiers, qui ont effectué des descentes en rappel, a noté le procureur.

Aucune hypothèse n’est écartée

Désormais, après des années sans réelle piste, les investigations vont prendre une autre tournure. « Au regard des éléments qui ont été retrouvés, et dans l’attente des expertises médico-légales, il est impossible de privilégier une hypothèse plutôt qu’une autre, a confié le procureur, ce vendredi. Est-ce qu’il s’agit d’une chute accidentelle ? La configuration du terrain permet de l’envisager. Est-ce qu’il y a eu une rencontre avec une tierce personne, soit voulue, soit fortuite, qui aurait poussé Lucas Tronche dans le vide ? On ne peut pas l’écarter. » Mais, selon le procureur, « la configuration du terrain permet difficilement d’envisager que quelqu’un ait transporté le corps depuis le bas de la falaise jusqu’au point le plus haut. Mais on ne peut pas non plus l’écarter. »

Mais l’enquête sera difficile. « Le corps est resté dans la nature, a expliqué le procureur de Nîmes. La nature est passée par là. Les animaux sont passés par là. Quels sont les éléments qui relèvent d’éventuels coups, des résultats de la chute ou de l’intervention de la nature ? Seuls les spécialistes pourront, peut-être, nous le dire. »

Jeudi, les parents de l’adolescent ont publié, par l’intermédiaire de l’association SOS Lucas Tronche, un message dans lequel ils remercient ceux qui ont contribué aux recherches, pendant six ans. Aujourd’hui, ont-ils écrit, « vient le temps du silence. Ce silence, autrefois assourdissant, est nécessaire pour nous permettre de nous recueillir, de tenter de nous apaiser et de continuer désormais sans lui. Ce silence laisse la place à l’enquête qui se poursuit. Nous n’oublierons jamais notre Lucas tant aimé. »

Source: Nicolas Bonzom pour 20 Minutes

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