Les corps sans vie des trois marins disparus dans la Manche retrouvés dans l’épave du bateau

 Vendredi 15 janvier, les corps des trois jeunes marins ont été retrouvés dans l’épave de leur bateau, suite au naufrage du chalutier Le Breiz immatriculé à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche).

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Après plusieurs heures de recherches en mer pour retrouver les trois marins du chalutier « Breiz » au large du Calvados, les opérations se sont arrêtées. Le bateau de pêche avait chaviré la veille au soir. Les corps ont été retrouvés en début d’après-midi vendredi 15 janvier.

Ce sont des plongeurs qui ont découvert les trois victimes à l’intérieur de l’épave, qui reposait par plusieurs mètres de fond. D’après le procureur, les trois marins sont deux frères de 19 et 26 ans et un homme de 27 ans, co-armateur du bateau.

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Les corps retrouvés en début d’après-midi

« Les corps des trois jeunes marins-pêcheurs disparus dans la nuit de jeudi à vendredi au large des côtes du Calvados après le naufrage de leur navire ont été retrouvés », a indiqué à l’AFP le procureur du Havre, Bruno Dieudonné. « Ils ont été retrouvés en début d’après-midi par des plongeurs, dans l’épave du bateau. Ils ont été remontés et ramenés au port de Ouistreham (Calvados) », a indiqué le procureur de la République.

Les victimes sont deux frères, Steven et Jimmy Gibert âgés de 26 et 19 ans et Quentin Varin, 27 ans, co-armateur du bateau depuis seulement une quinzaine de jours. Ils sont tous originaires du Cotentin.

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Les trois hommes étaient passés par le lycée professionnel maritime et aquacole de Cherbourg Daniel Rigolet où l’émotion était hier palpable.

Dix heures de recherches

Les trois hommes étaient portés disparus après le naufrage de leur navire la veille alors que ce dernier était en train d’être remorqué dans une mer formée par les sauveteurs de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). « L’enquête nous dira si cette tragédie est due aux conditions météorologiques, si c’est en rapport avec l’état du bateau ou s’il y a eu un problème particulier pendant le remorquage. Toutes les hypothèses sont retenues », a ajouté le procureur.

Le chalutier à bord duquel se trouvaient les marins, le Breiz, avait donné l’alerte jeudi à 18H57 pour signaler une « avarie de barre », avait précisé plus tôt la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Le canot tous temps Sainte Anne des flots de la SNSM de Ouistreham a alors été engagé pour porter assistance et remorquer le navire.

A 23H35, dans une mer formée à 3 nautiques (environ 5,5 km) au nord de Lion-sur-mer (Calvados), le convoi a changé de cap pour rentrer à Ouistreham. Pendant cette manœuvre, le Breiz a embarqué une lame et sombré soudainement. D’importants moyens de secours ont alors été mobilisés. L’épave a été localisée à 00H48 et les recherches se sont concentrées autour de la zone. La visibilité sur zone demeurait « très mauvaise » en début de matinée, selon la préfecture maritime. Les recherches ont été stoppées vendredi vers 11 heures après plus d’une dizaines d’heures d’opérations de recherche.

Enquête pour homicide involontaire

Une enquête a été ouverte par le parquet du Havre et confiée à la gendarmerie maritime.

« Une enquête du chef d’homicide involontaire a été ouverte afin de déterminer précisément les causes de ce naufrage même si l’avarie de barre associée à de mauvaises conditions météo semble être la principale explication. Si pour le moment aucun élément ne permet de mettre en cause les conditions du remorquage, nous vérifierons toutefois que tout a été effectué dans les règles de l’art sachant qu’il s’agissait, aussi, pour l’équipage de la SNSM d’une opération risquée », a indiqué à l’AFP Cyrille Fournier Procureur adjoint du Havre

Le Breiz est un chalutier de 11,21 m appartenant à la Poissonnerie des 4 vents à Courseulles-sur-mer (Calvados), qui n’a pas pu répondre aux questions dans l’immédiat, en raison de sa « très grosse peine ».

Franbuzz avec AFP