Les gendarmes du Tarn s’excusent auprès d’une lycéenne qui avait interpellé Emmanuel Macron

Lors de son déplacement jeudi dans le Tarn, Emmanuel Macron a été interpellé par une lycéenne sur des ministres soupçonnés de viols et violences envers les femmes. Le lendemain, la jeune femme a reçu une visite «étonnnante» des gendarmes dans son lycée qui ont fini par s’excuser auprès d’elle.

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Les gendarmes du Tarn, accusés d’avoir voulu intimider une lycéenne de Gaillac, présentent leurs excuses. Ils lui avaient rendu visite dans son établissement scolaire après que la jeune fille a interpellé vivement Emmanuel Macron sur les violences sexuelles.

Les gendarmes du Tarn se défendent et se justifient dans un communiqué publié sur Facebook et Twitter, alors qu’ils sont accusés d’intimidation par une partie de l’opinion publique et par la jeune lycéenne qui a questionné le Président de la République lors de sa visite à Gaillac dans le Tarn jeudi. Elle a interpellé Emmanuel Macron concernant le choix de ses ministres soupçonnés de viols et violences envers les femmes.

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La jeune femme s’était présentée comme victime, se justifie la gendarmerie du Tarn

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux vers minuit, la gendarmerie du Tarn précise « notre action visait simplement à prendre en compte cette personne, qui s’était présentée comme victime, pour lui proposer de recueillir une éventuelle plainte, ou à défaut pour lui proposer une aide, un accompagnement ou un relais pour rencontrer les associations locales pour lui porter assistance« .

Nous tenons à nous excuser auprès d’elle si notre démarche d’aller à sa rencontre au lycée pour échanger a été mal perçue et qu’elle considère que nous avons été maladroits.

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La visite des gendarmes à Laura vendredi, au sein de son lycée de Gaillac, a fait enfler la polémique. Elle a expliqué au Parisien avoir été interrompue en plein cours pour un « entretien » avec des gendarmes dans une salle de son lycée. Ces derniers lui auraient demandé si elle souhaitait porter plainte pour une agression sexuelle dont elle avait fait part en marge de son échange avec le président. Mais selon la jeune femme, qui dit avoir perçu leur visite comme une « intimidation« , la conversation a rapidement porté sur ses propos de la veille, une gendarme lui disant que ce « n’était pas à faire« .

Depuis jeudi, le hashtag #laquestiondelaura a été relayé plus de 20.000 fois sut Twitter. Lors de la visite d’Emmanuel Macron à Gaillac, Laura l’avait apostrophé : « Vous mettez à la tête de l’Etat des hommes qui sont accusés de viol et de violences pour les femmes, pourquoi ? » Elle faisait référence aux accusations contre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin et le nouveau ministre des Solidarités, Damien Abad. « S’il vous plaît monsieur, répondez-moi« , avait insisté la lycéenne, alors que le président mettait en avant la présomption d’innocence, aucun des deux n’ayant été condamné.

avec AFP

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