Les prix du diesel explose et bat son record historique, les prix de l’essence s’envolent

Selon les chiffres publiés lundi par le ministère de la Transition écologique, le prix du gazole a atteint 1,5354 euro le litre. Jamais il n’avait coûté aussi cher de faire le plein. C’est plus qu’au début de la crise des « gilets jaunes » en octobre 2018.

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Les chiffres à la pompe piquent les yeux. Déjà en augmentation depuis plusieurs semaines, le litre de diesel bat maintenant son record historique. Il est en moyenne à 1,5354 euro depuis la semaine dernière, d’après les chiffres du ministère de la Transition écologique, plus que lors du pic d’octobre 2018 qui avait conduit à la crise des « gilets jaunes » (1,5331 euro). Son prix a explosé de 30% en un an. Le sans plomb 95 frôle lui le record de 2012 (plus de 1,60 euro le litre).

Une augmentation liée à la reprise économique

Les prix dépendent du baril de Brent, la référence pour évaluer le cours mondial du pétrole. Il vaut depuis la semaine dernière 82 dollars, soit deux fois plus que l’année précédente. Avec la reprise épidémique post-Covid, l’activité repart dans le monde entier, la demande explose, mais l’offre ne suit pas. La production a été freinée par des mois d’épidémie.

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Les pays producteurs se frottent les mains et augmentent les prix, comme l’Arabie saoudite ou la Russie. La géopolitique explique donc en grande partie la hausse à la pompe, plus que les taxes, toujours gelées par le gouvernement depuis la crise des gilets jaunes, mais qui représentent quand même 60% du prix plein.

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Vers une aide du gouvernement ?

Alors que les tarifs du gaz et de l’électricité se sont déjà envolés ces dernières semaines, obligeant le gouvernement à mettre en place un bouclier tarifaire, cette explosion des prix de l’essence tombe mal pour le gouvernement, alors que la précampagne présidentielle est déjà bien lancée.

Selon Les Échos, cette augmentation des tarifs s’explique essentiellement par les « variations des cours du pétrole brut » car « le gouvernement a gelé la fiscalité sur les carburants en 2018 ». Dès qu’une hausse est constatée, l’effet à la pompe est rapide, ajoute le quotidien économique, qui estime, en s’appuyant sur une note de la Banque de France, qu’au « bout d’une semaine, l’évolution du prix de gros du gazole raffiné est déjà transmise pour moitié dans les prix de détail facturés aux automobilistes ».

Mercredi dernier, sur RTL, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, n’avait pas écarté la possibilité de décider d’une aide aux plus modestes si la hausse des tarifs devait se poursuivre : « Sur le diesel et l’essence, si l’envolée se poursuit, il faudra réagir, assurait-il. On l’a fait sur le gaz et l’électricité, donc s’il faut le faire sur le carburant, nous sommes prêts à le faire. »

Le ministre avait toutefois rappelé que la « cohérence » du gouvernement était « plutôt de subventionner des véhicules électriques et des bornes de recharge rapide ».

Avec Agences

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