L’Espagne sous le choc après la découverte du corps d’une enfant de 6 ans enlevée par son père

Olivia et sa sœur Anna étaient portées disparues depuis fin avril sur l’île de l’archipel des Canaries. Le corps de la fillette de 6 ans a été découvert au large de Tenerife. La nouvelle a suscité une vive émotion.

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Le corps d’une fillette de 6 ans enlevée avec sa petite sœur par leur père a été découvert au large de l’île espagnole de Tenerife après des semaines de recherches, suscitant une vague d’émotion en Espagne.

Olivia, 6 ans, et sa sœur Anna, 1 an, étaient portées disparues depuis fin avril sur l’île de l’archipel des Canaries après l’envoi d’un dernier message « d’adieu » de leur père, lui aussi disparu, à leur mère dont il était séparé, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la Garde civile.

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Olivia (à gauche) était recherchée depuis fin avril. Les autorités continuent de chercher sa petite sœur (à droite) et son père. SOS Desaparecidos

Le lendemain de leur disparition, une embarcation appartenant au père et un siège auto utilisé par Anna avaient été retrouvés à la dérive au large de Tenerife, amenant les autorités à lancer des recherches dans la zone. Jusqu’à ce qu’un corps retrouvé, ce jeudi, au fond de l’océan soit identifié comme celui de la petite Olivia, a confirmé ce porte-parole à l’AFP. Les autorités continuent de chercher Anna et son père au large de l’île située dans l’Océan atlantique près des côtes du nord-ouest de l’Afrique.

Vague d’émotion en Espagne

L’annonce de la découverte du corps d’Olivia – à 1.000 mètres de profondeur dans un sac lesté par l’ancre de l’embarcation du père, selon les médias, a suscité une grande vague d’émotion dans le pays. « Je ne peux imaginer la douleur de la mère des petites Anna et Olivia, disparues à Tenerife, face à la terrible nouvelle que nous venons d’apprendre », a déploré le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez, jeudi soir, sur Twitter.

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« Il n’y a pas de mots pour accompagner Beatriz (nom de la mère des deux filles) dans ce moment de douleur terrible. Cette violence exercée contre les mères pour frapper là où cela fait le plus mal est une question d’Etat », a dit de son côté la ministre de l’Egalité, Irene Montero, membre du parti de gauche radicale Podemos.

En Espagne, 39 mineurs ont été assassinés par leurs pères, par les compagnons ou ex-compagnons de leur mère depuis 2013, selon les chiffres du gouvernement sur les violences de genre. Plusieurs collectifs féministes ont convoqué des manifestations, ce vendredi soir, dans plusieurs villes d’Espagne pour dénoncer ce crime ainsi qu’une recrudescence des féminicides depuis le début de l’année dans le pays, pourtant en pointe dans la lutte contre les violences machistes en Europe.

Avec AFP

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