L’ex-gendarme qui s’est suicidé dans le Gard est bien le tueur en série recherché depuis plus de 30 ans

Recherché depuis 35 ans, le tueur en série surnommé le « Grêlé » est soupçonné de six viols et quatre meurtres entre 1986 et 1994, François Vérove devait être entendu mercredi.

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Avant de se suicider au Grau-du-Roi, un ancien gendarme de 59 ans a avoué dans une lettre être «le Grêlé», un tueur en série recherché depuis les années 80. Les analyses ADN ont confirmé son identité au terme d’une enquête qui a duré trois décennies.

Un ancien gendarme, François Verove, a été retrouvé mort ce mercredi 29 septembre dans un appartement au Grau-du-Roi. Dans une lettre, celui-ci a affirmé être celui que l’on appelle « le Grêlé ». Selon Le Parisien, l’intéressé aurait expliqué, , il a expliqué dans sa lettre qu’il n’était «pas bien dans sa vie» quand il a commis ses crimes mais qu’il s’était «pris en main» et qu’il n’avait «rien fait» depuis 1997.

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Capture d’écran Twitter – Ladepeche

Quatre meurtres et six viols

Le 5 mai 1986, le corps sans vie de la petite Cécile Bloch, 11 ans, est retrouvé au sous-sol de son immeuble du XIXe arrondissement de Paris, enroulé dans un bout de moquette. Elle a été violée et poignardée. A travers plusieurs témoignages de résidents ayant aperçu un suspect, les enquêteurs constituent son portrait-robot : un homme entre 20 et 25 ans, un peu négligé, mais surtout un visage irrégulier, recouvert de traces d’acné ou de variole. D’où ce surnom du «Grêlé» que lui attribue bien vite la presse.

Portrait-robot du tueur de Cécile Bloch, surnommé le «Grêlé». (Emmanuel Pagnoud/MAXPPP)

Ce tueur en série pourrait être impliqué dans d’autres affaires : le meurtre de Gilles Politi, 38 ans et Irmgard Mueller, 20 ans, tués le 29 avril 1987, celui de Karine Leroy, disparue de la cité Beauval à Meaux, à 19 ans, le 9 juin 1994. Le «Grêlé» est également soupçonné dans six affaires de viol.

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Gendarme dans la garde républicaine

Entre 1983 et 1988, François Verove était gendarme, en poste dans la cavalerie de la garde républicaine. Il aurait ensuite rejoint la police nationale après son passage dans l’armée, selon les informations du Parisien. Là, il est motard, membre de la brigade des mineurs puis délégué syndical dans le sud de la France. « C’était quelqu’un de calme, de posé, se souvient un ancien collègue. Il avait une voix douce, c’était un gentil, un camarade serviable qui cherchait en permanence à régler les conflits » assure un de ses anciens collègues auprès du quotidien parisien.

Capture d’écran Twitter

Il avait déménagé à La Grande-Motte

« Pour se rapprocher de la mer avec sa femme », François Verove avait déménagé, depuis six ans, dans le quartier des Goélands à La Grand-Motte. Personnage serviable et investi dans la vie de la commune, il avait organisé une réunion pour créer un système de soutien entre voisins.

« Cet été on le voyait passer avec son vélo électrique à grosses roues, il tirait une petite remorque dans laquelle ses petits-enfants prenaient place pour aller à la plage » rajoute une de ses voisines. Sa femme a, quant à elle, été exfiltrée de son domicile par les gendarmes ce jeudi.

Une lettre posthume

Dans un appartement du Grau-du-Roi, François Verove s’est donné la mort, peu de temps avant sa convocation au commissariat pour un prélèvement ADN. Selon les informations de Midi Libre, il se justifie dans cette lettre, en expliquant avoir eu des « pulsions ». Il affirme avoir eu des problèmes dans son enfance, cause de ces meurtres et viols en série. Rencontrer sa femme et avoir eu des enfants aurait « apaisé ses démons », puisqu’il assure depuis n’être plus passé à l’acte depuis, selon le quotidien.

Avant sa convocation, il aurait préféré se suicider dans un souci de protection de sa famille. Il n’aurait pas voulu qu’elle soit trop éclaboussée par les révélations.

Avec Agences